Les nuisances sonores urbaines touchent les plus vulnérables

Le centre-ville, les grands axes routiers et abords... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Le centre-ville, les grands axes routiers et abords d'autoroutes (A40 et A15) résonnent particulièrement fort dans les oreilles des résidents les plus démunis.

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Isabelle Burgun
Agence Science Presse

Fléau des villes, le bruit urbain perfore à toute heure les oreilles des citadins. La ville de Montréal ne bourdonne toutefois pas de la même manière selon les axes et les quartiers, précise Philippe Apparicio du Laboratoire d'équité environnementale en milieu urbain (LAEQ).

« Les personnes vulnérables socialement, peu motorisées et confinées aux alentours de leur résidence, subissent plus intensément l'influence de l'environnement sur leur qualité de vie », confirme le chercheur. Le centre-ville, les grands axes routiers et abords d'autoroutes (A40 et A15) résonnent ainsi particulièrement fort dans les oreilles des résidents les plus démunis.

Les chercheurs, au sein du LAEQ, explorent ainsi l'exposition aux nuisances urbaines dont les plus connues sont le bruit et la pollution auprès des plus vulnérables tels les personnes à faibles revenus, les aînés et les familles avec de jeunes enfants. Pour le bruit, ils relient des informations récoltées à même la rue, par exemple la hauteur des bâtiments ou la densité de circulation, à la géographie résidentielle des populations plus fragiles.

Au-delà du bruit, d'autres disparités affectent ces populations plus vulnérables, comme l'accès aux espaces verts urbains, qui est inéquitablement réparti dans la métropole. Une autre recherche du LAEQ vise donc à évaluer les besoins des citoyens en matière de parcs disponibles pour les jeunes, les familles et les ainés.

Les chercheurs du LAEQ interrogent actuellement les résidents des quartiers Rosemont-La Petite Patrie, Anjou et même de la municipalité de Repentigny sur leurs usages des espaces verts. Et ils recueilleront cet été des informations sur les équipements de jeux et les aménagements paysagers et l'achalandage de ces oasis urbaines. « La saturation potentielle d'un parc a un impact sur la dégradation de ses équipements, mais aussi sur l'usage par la population locale », explique le chercheur du Centre Urbanisation Culture et Société de l'INRS, auquel est affilié le LAEQ.

Et la pollution

Si vous enfourchez régulièrement votre vélo pour vous rendre au travail, les prochains travaux du LAEQ sur l'exposition et la concentration de polluants des cyclistes urbains vous intéresseront assurément.

En plaçant des capteurs de dioxyde d'azote (NO2) sur les montures de volontaires munies de GPS, les chercheurs suivront leurs déplacements aux heures de pointe. « On encourage le mode actif (vélo, marche) sans vraiment connaître le taux de polluants ingérés pendant ces déplacements dits santé », relève Philippe Apparicio. Ces éventuelles données risquent d'intéresser bien des actifs urbains et peut-être de pousser les autres à délaisser un peu la voiture en ville.

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