Des moisissures chassent une escouade du SPVM

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La Ville de Montréal prévoit dépenser 2,3 millions pour relocaliser ses agents responsables d'enquêter sur des dossiers hautement confidentiels.

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Une escouade du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dû déménager en raison d'un important problème de moisissures qui minait la santé de ses membres. La métropole prévoit dépenser 2,3 millions pour relocaliser ses agents responsables d'enquêter sur des dossiers hautement confidentiels.

La Ville de Montréal s'apprête à signer un bail de neuf ans pour déménager ce groupe de policiers dont elle préfère garder l'identité secrète en raison de la «confidentialité élevée» de ses opérations. L'escouade occupait depuis juillet 2013 des locaux à l'intérieur d'un immeuble municipal. Mais rapidement, «des irritants provenant de la condition de l'immeuble ont occasionné des problèmes de santé chez plusieurs employés», détaille un document présenté aux élus.

En juillet 2016, il a donc été décidé de déménager les policiers dans des locaux temporaires, le temps de corriger la situation. Voilà, après un an de travaux, il appert que l'ampleur du problème est telle que les correctifs ne peuvent être apportés à court terme.

Le déménagement temporaire devra donc devenir permanent. Le loyer des nouveaux locaux devrait s'établir à un peu plus de 1 million sur neuf ans, tandis que les frais en entretien et énergie atteindront 420 000 $. Le SPVM prévoit aussi près de 800 000 $ pour aménager les locaux.

Des plaintes depuis 2011

Le document présenté aux élus ne détaille pas la nature des problèmes, mais un rapport de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) consulté par La Presse est toutefois éloquent. L'édifice de la Ville de Montréal situé sur le Plateau Mont-Royal a un long historique de problèmes de moisissures.

Des plaintes sur la qualité de l'air du bâtiment sont enregistrées depuis 2011. En février et mars 2015, les occupants ont dû être évacués en raison de la chaleur extrême dans la bâtisse. En plein hiver, le thermomètre affichait plus de 30 °C.

Plusieurs fenêtres ont des problèmes d'étanchéité, ce qui provoque des infiltrations d'eau. Une infiltration d'eau dans la toiture a également été découverte. Les recherches ont également révélé que les urinoirs du sous-sol se vidaient directement dans le vide sanitaire, ce qui a forcé la Ville à condamner les toilettes pour hommes. À la suite d'analyses de l'air, le système de ventilation a été nettoyé.

Problèmes de santé

Malgré des correctifs, les plaintes des employés ont continué à s'accumuler. En juin 2016, deux employés ont reçu un diagnostic de maladie professionnelle et ont été relocalisés dans un autre édifice. Le rapport de la CNESST rédigé en juillet 2016 indique que plusieurs autres employés semblaient aussi manifester des problèmes de santé, mais le lien n'avait pas encore été établi entre leurs symptômes et leur environnement de travail.

La date précise de la construction du bâtiment n'est pas connue, mais celle-ci remonte à avant 1970.

Ce n'est pas la première fois que des problèmes de moisissures font surface dans un immeuble municipal. En mars 2014, des prélèvements d'air avaient révélé la présence de moisissures dans un édifice de la Ville... occupé par des employés de la Direction de santé publique.

- Avec la collaboration de Daniel Renaud, La Presse




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