Inondations: l'état d'urgence, une première depuis la crise du verglas

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, s'est défendu de ne pas avoir décrèté l'état d'urgence plus tôt.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

Pour une première fois depuis 1998, la Ville de Montréal a décrété l'état d'urgence sur son territoire en raison des inondations printanières qui affectent maintenant plusieurs de ses arrondissements.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, en a fait l'annonce à l'hôtel de ville, dimanche après-midi, entouré notamment de Bruno Lachance, le chef du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), qui sera le grand responsable de toute l'opération.

En ce moment, les arrondissements L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève et Pierrefonds-Roxboro sont fortement touchés par la crue. L'eau s'est même rendue à l'hôtel de ville de Pierrefonds-Roxboro. Des maisons ont aussi été inondées dans Ahuntsic-Cartierville, plus au nord de la métropole.

L'état d'urgence couvre aussi des secteurs de l'agglomération de Montréal, soit la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue et le village de Senneville.

En vertu du décret, M. Lachance se voit attribuer plus de pouvoirs. Il pourra notamment contrôler des voies de circulations, ordonner des évacuations et faire toutes les dépenses utiles pour le plan de sécurité civile.

M. Lachance a précisé que des évacuations seraient ordonnées seulement s'il y «danger de vie ou pour la santé des gens».

L'état d'urgence est d'une durée de 48 heures, et il sera renouvelé au besoin mardi matin au cours du conseil d'agglomération.

Le maire Coderre s'est défendu de ne pas avoir évoqué une telle mesure plus tôt, alors que des citoyens des quartiers touchés se plaignaient déjà samedi du manque de ressources et de la lenteur du processus.

«Il y a des étapes à suivre, on les a faites. On avait déjà l'armée, il avait déjà un travail qui s'est fait sur le terrain; il n'y a pas de vie qui a été en danger. Quand il y avait des gestes à poser, on les a posés», a-t-il expliqué.

«On a un processus, on a un protocole. Mais un moment donné, quand on voit qu'il y a une recrudescence, il faut regarder une série d'options... Quand on voit en plus qu'il y a une série d'arrondissements qui sont touchés», a-t-il ajouté.

La dernière fois que Montréal avait déclaré l'état d'urgence sur son territoire, c'était en 1998, lors de la crise du verglas.

L'est de Montréal commence aussi à être affecté par la crue des eaux. Les autorités municipales ont décidé de fermer de façon préventive le boulevard Gouin, entre le boulevard Saint-Jean-Baptiste et la rue Sherbooke Est.




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