Le coût du REM franchit la barre des 6 milliards

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La Caisse de dépôt et placement du Québec a modifié son projet de Réseau électrique métropolitain (REM) pour faire l'acquisition de 40 voitures supplémentaires afin d'améliorer la capacité de transport du futur réseau en périodes de pointe.

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Bruno Bisson
La Presse

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et sa filiale CDPQ Infra ont dévoilé mardi une série d'améliorations au projet initial de Réseau électrique métropolitain (REM) qui feront grimper la facture globale de ce train électrique à plus de 6 milliards.

Les changements les plus importants touchent à la fréquence de passage des trains, à la protection de terres agricoles et à l'acquisition de 40 voitures supplémentaires de type métro léger afin d'améliorer la capacité de transport du futur réseau en périodes de pointe.

Après l'ajout de trois gares au centre-ville de Montréal, proposé l'automne dernier au coût de 400 millions, les modifications annoncées mardi entraîneront une nouvelle hausse des coûts de 140 millions. Ces ajouts feront passer le coût total du projet à 6,04 milliards.

Selon le président de CDPQ Infra, Macky Tall, l'essentiel des coûts supplémentaires sera encouru pour l'acquisition de matériel roulant additionnel, qui permettra d'augmenter le nombre des départs de 20 % en périodes de pointe sur l'ensemble du futur réseau de métro de surface. Ces ajouts de départs étaient attendus, surtout depuis l'annonce de la construction de deux nouvelles stations souterraines dans le tunnel du mont Royal (Édouard-Montpetit et McGill), l'automne dernier.

La CDPQ estime que l'ajout des stations et d'une capacité additionnelle sur l'antenne du REM, entre Deux-Montagnes et la gare Centrale de Montréal, permettra de désengorger la ligne orange du métro, qui est surchargée entre Laval et le centre-ville de la métropole.

Réponse aux critiques

Depuis son lancement, il y a 11 mois, le projet a soulevé certaines critiques, dont celles exprimées dans un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La capacité réelle du REM à répondre aux besoins de transports collectifs dans les secteurs desservis et la pertinence de construire la station terminale de la Rive-Sud sur des terres zonées agricoles, à Brossard, ont notamment été contestées.

Les améliorations annoncées sont visiblement conçues pour répondre à ces critiques. En plus de l'ajout de matériel roulant, de l'augmentation de la capacité de transport et d'une fréquence de passage plus élevée sur tout le réseau, la Caisse de dépôt a annoncé mardi s'être entendue avec l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour éviter que les terres adjacentes à la station Rive-Sud soient utilisées pour le développement immobilier ou commercial.

La Caisse financera ainsi, jusqu'à hauteur de 3 millions, une fiducie foncière qui sera gérée par l'UPA et qui permettra d'acheter des terrains voisins de la station de la Rive-Sud afin de créer un «parc agricole métropolitain», protégé par règlement par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, a déclaré qu'il n'était «absolument pas » inquiet de l'augmentation des coûts de presque 10% du REM depuis l'an dernier. Il a insisté sur le fait que ces augmentations sont le résultat d'un processus d'« ingénierie continue» qui vise à «perfectionner le projet avec l'apport de nos partenaires et de notre communauté, en écoutant les suggestions qui nous sont faites».




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