Un élu du parti de Denis Coderre réprimandé pour un manquement éthique

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Denis Coderre et Éric Dugas

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Le conseiller d'arrondissement de Montréal Éric Dugas, affilié au parti du maire Denis Coderre, a reçu une réprimande de la Commission municipale du Québec pour avoir révélé une information confidentielle à un journaliste dans une affaire de harcèlement psychologique d'une fonctionnaire.

Le conseiller de l'arrondissement de L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève, aussi candidat à la mairie de cet arrondissement de l'Ouest-de-l'Île pour l'Équipe Denis Coderre en novembre 2017, a commis un manquement à son Code d'éthique et de conduite, le 2 mai 2016, a conclu la Commission dans un jugement rendu public vendredi.

Lors d'une séance du conseil d'arrondissement «houleuse», Éric Dugas était questionné par des membres du syndicat des cols blancs au sujet de plaintes de harcèlement déposées contre des gestionnaires de la Ville. Dans un contexte non précisé, le conseiller Dugas a ensuite «divulgué au journaliste François Lemieux de TC Media, l'identité d'une gestionnaire visée par des plaintes de harcèlement psychologique, et ce, alors que ces plaintes faisaient l'objet d'une enquête administrative confidentielle de l'employeur».

Éric Dugas a reconnu devant la Commission avoir commis un manquement à son Code d'éthique. «Il dit avoir commis une erreur et ne pas avoir voulu nuire à cette employée», écrit la juge administrative. Selon la juge Sylvie Piérard, une réprimande - la sanction la moins sévère -  est une «sanction juste et appropriée en regard du manquement et des circonstances particulières de ce dossier».

«La divulgation du nom de la personne visée par une plainte en harcèlement, information confidentielle, est susceptible de cause un dommage à la réputation de cette personne», évoque la Commission comme facteurs aggravants. Or, la Commission note que le conseiller s'est «excusé publiquement lors de l'audience» et n'a tiré «aucun avantage personnel du fait d'avoir divulgué l'information confidentielle». De plus, il n'a aucun antécédent en matière déontologique et son risque de récidive est «très faible», ajoute la Commission.




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