Référendum à Outremont: pas de nouveaux lieux de culte sur Bernard

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L'option du oui a remporté le scrutin avec un total de 1561 votes, alors que 1202 personnes ont voté non.

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La Presse Canadienne

Les citoyens d'Outremont ont voté en faveur d'un règlement, dimanche, voulant interdire tout nouveau lieu de culte sur l'avenue Bernard.

Ils étaient conviés à un référendum pour se prononcer sur le règlement AO-320-B adopté majoritairement par le conseil d'arrondissement et qui interdit l'ajout de temples dans la rue achalandée où s'entremêlent commerces et résidences.

L'option du oui a remporté le scrutin avec un total de 1561 votes, alors que 1202 personnes ont voté non.

Les juifs hassidiques avaient tout récemment obtenu un permis pour y construire une synagogue.

Mais selon la mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars, ce règlement ne vise aucune communauté en particulier:

«Je pense qu'on connait aujourd'hui les problèmes de revitalisation de nos avenues commerciales, les gens veulent encourager les commerces du quartier et la vitalité du quartier en ayant des commerces de proximité, c'est ce que les citoyens veulent et c'est ce qu'ils ont démontré par l'appui au règlement, les citoyens ne veulent certainement pas plus de nouveaux lieux de culte».

La communauté hassidique - qui compose près du quart de la population d'Outremont - estime que ses membres devraient avoir accès à leurs services à une distance de marche, puisque les hommes hassidim prient deux fois par jour et se voient interdire l'utilisation de leur véhicule automobile lors de certains congés.

Les tensions s'avivent à certains moments dans ce voisinage entre les hassidim et quelques citoyens qui estiment que cette communauté abuse de son influence.

Il y a une dizaine d'années par exemple, la communauté hassidique avait payé un centre d'entraînement du YMCA pour qu'il fasse givrer ses fenêtres - une mesure visant à prévenir les regards baladeurs des garçons fréquentant une école juive avoisinante.

Cet épisode avait avivé l'épineux débat des «accommodements raisonnables» aux quatre coins du Québec.

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