Retards à Montréal-Trudeau: sept pistes de solution

Aéroports de Montréal dit avoir peu de marge... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

Agrandir

Aéroports de Montréal dit avoir peu de marge de manoeuvre sur les horaires des vols, car la plupart des avions proviennent de l'Europe et doivent arriver principalement en fin d'après-midi en raison du temps de vol et du décalage horaire.

Photo André Pichette, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quelles sont les solutions possibles pour désengorger la douane à l'aéroport Montréal-Trudeau lors des périodes les plus achalandées l'été ? Tour d'horizon de sept solutions avancées par les organismes impliqués.

Aéroports de Montréal dit avoir peu de marge... (Photo David Boily, archives LA Presse) - image 1.0

Agrandir

Aéroports de Montréal dit avoir peu de marge de manoeuvre sur les horaires des vols, car la plupart des avions proviennent de l'Europe et doivent arriver principalement en fin d'après-midi en raison du temps de vol et du décalage horaire.

Photo David Boily, archives LA Presse

Changer les heures des vols

La principale cause du temps d'attente : entre 2000 et 2500 personnes peuvent passer la douane à l'heure, mais jusqu'à 6000 passagers ont atterri en même temps à l'aéroport Montréal-Trudeau durant certaines heures de pointe cet été, selon l'Agence des services frontaliers du Canada. Mieux répartir l'horaire d'arrivée des vols est toutefois plus facile à dire qu'à faire. Aéroports de Montréal (ADM) dit avoir peu de marge de manoeuvre sur les horaires des vols, car la plupart des avions proviennent de l'Europe et doivent arriver principalement en fin d'après-midi en raison du temps de vol et du décalage horaire. « Si un transporteur nous dit qu'il veut offrir un nouveau vol sur la Chine, mais qu'il ne peut arriver qu'à telle heure, on ne peut pas lui répondre : "Excusez-nous, on n'a pas assez de douaniers à cette heure, alors on va laisser faire" », dit Christiane Beaulieu, vice-présidente aux affaires publiques d'ADM.

Plus de guérites

ADM réfute les explications de l'Agence des services frontaliers qui dit utiliser tout l'espace disponible dans la salle des arrivées. Elle dit qu'on pourrait doubler le nombre de kiosques où les douaniers contrôlent les passagers. « Ils n'utilisent pas tout l'espace disponible. On est capable de mettre 36 guérites, mais il y en a seulement 18 [21 au total en comptant les guérites pour les machines automatisées] présentement parce qu'il n'y a pas le personnel nécessaire », dit Christiane Beaulieu. Si ADM n'ajoute pas d'elle-même ces installations, c'est que l'ASFC n'a pas le personnel nécessaire. « Ça ne sert à rien d'avoir des kiosques vides », dit Mme Beaulieu. L'Agence des services frontaliers soutient ne pas avoir entendu parler de cette possibilité avant qu'ADM ne l'exprime publiquement cette semaine dans les médias.

Machines automatisées

L'Agence des services frontaliers fait valoir que le temps d'attente serait réduit si les 42 machines automatisées étaient davantage utilisées par les voyageurs canadiens et américains. Selon l'Agence, 77 % des voyageurs passant la douane à l'aéroport Montréal-Trudeau sont admissibles à l'utilisation des machines automatisées, mais seulement 47 % des voyageurs choisissent de le faire (61 % du groupe de 77 % des voyageurs admissibles). L'Agence des services frontaliers fait aussi valoir que les voyageurs internationaux auront accès prochainement - sans préciser la date - aux machines automatisées, ce qui pourrait désengorger certaines guérites douanières. Les passagers qui passent aux machines automatisées doivent tout de même voir brièvement un douanier (trois postes de douane leur sont assignés) avant de quitter l'aérogare, mais le processus est plus rapide que de passer à une guérite traditionnelle, selon l'Agence.

Pas de voyageurs en transit

Au moins une solution sera mise en application cet automne : les voyageurs internationaux qui prennent un autre avion vers le Canada n'auront plus à passer à travers la salle principale de la douane. L'Agence des services frontaliers n'était pas en mesure hier de chiffrer ce flot de voyageurs qui ne passera plus par la douane, mais cette nouvelle procédure « pourrait donner un coup de pouce » pour réduire le temps d'attente, selon Benoît Chiquette, directeur régional de l'Agence des services frontaliers.

Davantage de douaniers

L'Agence des services frontaliers fait valoir qu'une telle solution ne changerait rien à la situation actuelle. « Le nombre d'agents n'est pas un facteur pour gérer les périodes de pointe à ce moment-ci parce que c'est à pleine capacité », dit Benoît Chiquette, directeur régional de l'Agence. Le Syndicat des douaniers de l'immigration estime qu'il faudrait « entre 50 et 60 douaniers » supplémentaires pour « répondre à la demande » à l'aéroport Montréal- Trudeau. Selon le syndicat, il y a en théorie 220 douaniers actuellement, mais seulement 180 douaniers disponibles en réalité.

Des files d'attente réservées

ADM s'interroge sur la possibilité de créer des files d'attente réservées à certaines catégories de voyageurs. Une partie de l'achalandage accru à la fin de l'été s'explique par l'arrivée des étudiants étrangers à l'aube de la rentrée. Ceux-ci devant répondre à davantage de questions des douaniers finissent par ralentir le reste des voyageurs.

Agrandir la salle des arrivées

Faut-il agrandir à nouveau la salle des arrivées ? Non, répond ADM, qui assure que celle-ci est amplement suffisante. Christiane Beaulieu explique que celle-ci a été conçue pour accueillir jusqu'à 20 millions de passagers par an, soit bien plus que les 16 millions attendus cette année. « S'il y a une file qui se crée à l'extérieur de la salle, c'est que ça ne bouge pas dans la salle, il y a des goulots d'étranglement », dit-elle.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer