Base jump au Stade olympique: un saut dans le vide à 165 mètres

Vers 19 h 30 vendredi soir, les 10 athlètes se sont... (Photo Mathieu Waddell, La Presse)

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Vers 19 h 30 vendredi soir, les 10 athlètes se sont élancés chacun leur tour du sommet de la tour, à 165 mètres de hauteur, pour une chute libre d'une seconde, suivie d'une descente en parachute de 40 secondes.

Photo Mathieu Waddell, La Presse

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Sauter dans le vide du haut du mât du Stade olympique et attendre 20 mètres avant d'ouvrir son parachute. Une folie ? Pas pour les 10 intrépides athlètes qui ont réalisé l'exploit vendredi soir dans le cadre de la compétition Jump Off du festival Jackalope. Ces adeptes de base jump, une variante extrême du parachute, sont les premiers à participer à une telle compétition autorisée à Montréal.

« C'est extraordinaire ! Le Stade, c'est un emblème de Montréal. On rêve tous de sauter d'en haut ! », s'est enthousiasmé l'olympien Pierre-Alexandre Rousseau, toujours vêtu de son habit de sauteur, quelques minutes après s'être élancé du sommet de la tour de Montréal. « C'est une expérience incroyable, un moment marquant pour l'histoire du saut », lance le jeune Marc-André Denault, le premier courageux à s'être jeté dans le vide, le centre-ville au loin.

Vers 19 h 30 vendredi soir, les 10 athlètes se sont élancés chacun leur tour du sommet de la tour, à 165 mètres de hauteur, pour une chute libre d'une seconde, suivie d'une descente en parachute de 40 secondes.

Du sol, leur silhouette était à peine perceptible. À chaque saut, le coeur des spectateurs cessait de battre pendant la première seconde critique.

L'objectif initial des athlètes était d'atteindre une cible au sol, en plein milieu de l'Esplanade du Parc olympique, afin de remporter une compétition de précision. Or, des vents capricieux ont forcé les sauteurs à s'élancer dans une tout autre direction, loin des nombreux spectateurs présents vendredi à la cinquième édition du festival de sports d'action Jackalope. Les athlètes tenteront à nouveau aujourd'hui et demain d'atteindre la fameuse cible, alors que le festival se poursuit.

« PAS DES HORS-LA-LOI »

Pierre-Alexandre Rousseau, ancien champion du monde de ski acrobatique, pratique ce sport depuis maintenant neuf ans. Il se réjouit qu'autant de gens aient pu assister à une démonstration de base jump dans un environnement sécuritaire, puisque ce sport extrême est souvent associé à des sauts clandestins et risqués. « On veut prouver qu'on n'est pas des hors-la-loi. Et si ça peut amener du monde à faire du parachute, tant mieux ! », dit-il.

Le festival Jackalope a réussi un coup d'éclat à sa cinquième édition en organisant une compétition de base jump, affirme Micah Desforges, président de Tribu Expérientiel, l'entreprise derrière Jackalope. « Nous avons la possibilité de redéfinir l'événement, de l'amener ailleurs. On n'avait rien d'aussi impressionnant auparavant. Le base jump à Montréal, c'est rare. C'est un sport risqué », explique-t-il.

Dans les prochaines années, Micah Desforges vise à transformer son festival en rendez-vous international. Déjà, des compétitions de la Coupe du monde de skateboard se déroulent aujourd'hui et demain, ainsi qu'une compétition d'escalade. « On aimerait aller plus loin encore, avoir une course de rally cars, de l'escalade sur le mât du Stade, par exemple », rêve-t-il.

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