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Stade olympique: la RIO fait de nouveau la suggestion d'un toit fixe et souple

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Depuis la déchirure de la toile en 1999, le gouvernement du Québec a étudié au moins trois scénarios pour remplacer le toit actuel du Stade olympique.

Photo Bernard Brault, Archives La Presse

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Seize ans après la déchirure de la toile du Stade olympique, la Régie des installations olympiques (RIO) est revenue à la charge avec son projet de réfection du toit du célèbre bâtiment. Dans son étude « d'opportunité » déposée au gouvernement Couillard à la fin de 2015, la RIO propose à nouveau un toit fixe et souple - une facture d'environ 215 millions - pour permettre une utilisation optimale du stade construit pour les Jeux olympiques de 1976, a appris La Presse.

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Selon ce qu’a appris La Presse, la Régie des installations olympiques (RIO) favorise le scénario d’un nouveau un toit fixe et souple pour remplacer la toile actuelle du Stade olympique. La facture totale du projet serait de 215 millions, selon l’étude « d’opportunité » réalisée par la RIO.

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Michel Labrecque, président de la Régie des installations olympiques, en compagnie de Mathieu Desrosiers, directeur principal de l’équipe Performance organisationnelle et Innovation chez Desjardins

PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE

Dans des entrevues pour annoncer la location à Desjardins d'espaces de bureaux dans le mât du stade, le président de la RIO, Michel Labrecque, s'est contenté de dire hier que sa proposition remise à Québec retenait une option parmi six scénarios envisagés.

D'un stade totalement découvert au toit rétractable, des versions en toile ou rigides jusqu'à la démolition du stade, toutes les avenues ont été examinées. Comme en 2012, les spécialistes de la RIO ont opté pour un toit fixe et souple.

Le scénario choisi est le moins coûteux, à environ 150 millions en dollars de 2013. Avec les coûts de financement, la facture totale serait de 215 millions.

L'autre option la plus envisageable, un toit rigide non rétractable, dépassait 400 millions avec les coûts de financement.

En campagne électorale, Philippe Couillard avait indiqué qu'il jugeait rentable de doter le Stade olympique d'un nouveau toit si l'utilisation des installations était maximisée. Il s'était engagé à donner le feu vert à un nouveau toit s'il était élu ; même s'il devait engager plus de 300 millions, le jeu en valait la chandelle, selon lui. « Il faut faire [les travaux]. Ce n'est pas juste une question de dépenses, mais de revenus. Si le Stade peut être utilisé 140 à 150 jours par année, pour plusieurs activités, ça devient une installation rentable pour le Québec. Ça prend le meilleur toit, au meilleur coût », a-t-il soutenu quelques jours avant son élection.

Depuis la déchirure de 1999, Québec a étudié au moins trois scénarios pour mettre un toit sur le Stade. La déchirure impose des restrictions aux événements tenus durant l'hiver : on ne doit pas tolérer plus de 3 cm d'accumulation de neige sur le toit. Hier, M. Labrecque a indiqué que les réparations faites à la toile pour contrer les microdéchirures faisaient que la solidité de la toile était désormais « stable ». Sous le Parti québécois, le ministre responsable de la RIO, Pascal Bérubé, avait envisagé le retrait pur et simple de la toile endommagée, par mesure de sécurité. À l'époque, David Heurtel, président de la RIO, poussait aussi pour un toit fixe.

TIÉDEUR À QUÉBEC

Le dossier du toit du Stade est au Conseil du trésor, au ministère du Tourisme, de même qu'à la Société québécoise des infrastructures. Il est loin d'être acquis, toutefois, que Québec inclura ce projet à son prochain Programme québécois d'infrastructures, dont la mise à jour se trouvera dans le budget de Carlos Leitao déposé le 17 mars prochain. On ne sent guère d'effervescence pour ce dossier coûteux, un calme qui s'explique aussi par le refus annoncé du gouvernement fédéral de financer des infrastructures sportives.

Québec n'en parlera pas ouvertement, mais les simulations qui existaient déjà à l'époque où le ministre Raymond Bachand était responsable de la métropole, en 2012, indiquaient qu'il en coûterait entre 250 et 300 millions au gouvernement.

Pour laisser libre cours au processus d'appel d'offres, Québec ne voudra pas préciser la somme qu'il s'attend à lire dans les soumissions, explique-t-on. De la même manière, le gouvernement s'en tiendra à une liste de spécifications, la portance et la durabilité attendue de l'ouvrage, et ne s'enferrera pas dans la sélection d'un matériau donné.

Depuis 2012, l'inflation a été d'environ 2,5 % pour ces ouvrages, mais le loyer de l'argent est plus bas que prévu - somme toute, les prévisions financières d'il y a quatre ans tiennent encore la route, explique-t-on à l'interne.

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