Du béton enlevé d'urgence sous sept ponts

La passerelle piétonne enjambant l'autoroute 520, à l'est de... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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La passerelle piétonne enjambant l'autoroute 520, à l'est de la rue Isabey, doit être inspectée chaque fois que le mercure oscille autour du point de congélation.

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Du béton a dû être retiré d'urgence sous sept ponts d'étagement de Montréal depuis le début de l'hiver afin d'éviter qu'il ne tombe sur des voitures ou des passants. La multiplication des épisodes de gel et de dégel a également favorisé l'apparition de nids-de-poule, si bien que la métropole dit en avoir déjà colmaté plus de 17 000 depuis le début du mois de décembre.

Les chutes de neige ont beau se faire rares cet hiver, les brusques variations du mercure au-dessus et sous le point de congélation donnent des maux de tête à la Ville de Montréal. Depuis le début du mois de décembre, la métropole a ainsi mené 55 inspections de structures jugées à risque de perdre une partie du béton les recouvrant.

Ces inspections n'ont pas été menées en vain puisque les ingénieurs ont décidé d'intervenir à sept reprises pour retirer des fragments qui risquaient de se détacher et de tomber.

En tout, 53 kg de béton ont été retirés de ces structures. Cette quantité reste néanmoins inférieure - et de loin - aux 980 kg retirés l'hiver dernier de 21 structures qui s'effritaient.

En plus des sept sécurisées, les ingénieurs ont également jugé nécessaire d'intervenir sur deux autres structures, mais le retrait du béton se fera plus tard. Le pont d'étagement permettant aux voies de desserte de l'autoroute 40 d'enjamber le boulevard Langelier doit faire l'objet d'une seconde inspection afin de vérifier si des travaux plus importants seront à faire.

Quant au pont d'étagement de la rue Jean-Talon Ouest, à l'ouest de Wilderton, la Ville a décidé de reporter les travaux à la fin de l'hiver. « Cette zone est située sous la voie ferrée, mais pas au-dessus des rails. La zone est interdite aux piétons. L'accès est complexe et demande un travail de préparation en amont de l'intervention », explique Philippe Sabourin, porte-parole de Montréal.

ÉTROITE SURVEILLANCE

En raison de l'effritement manifeste du béton les recouvrant, pas moins de 73 des quelque 600 structures routières sous la responsabilité de la Ville de Montréal font l'objet d'une étroite surveillance. Si la majorité doit être inspectée après de trois à six épisodes de gel et dégel, deux structures doivent même être inspectées chaque fois que le mercure oscille autour du point de congélation.

C'est le cas de la passerelle piétonne enjambant l'autoroute 520, à l'est de la rue Isabey, au 2e rang des pires structures de l'île. Construite en 1967, celle-ci doit d'ailleurs être complètement reconstruite sous peu en raison de sa dégradation avancée.

Si certaines structures sécurisées sont peu utilisées, d'autres le sont beaucoup plus. C'est le cas du pont d'étagement de la rue Sherbrooke qui enjambe la rue Berri. Les imposantes manifestations organisées au centre-ville passent souvent sous cette structure. Le marathon de Montréal et le Tour de l'île empruntent également ce tracé. Lors d'une inspection en mai 2014, les ingénieurs avaient noté que la dalle présentait des fissures et des éclatements légers par endroits.

Montréal doit entreprendre sous peu un nouveau blitz d'inspection des structures. Celui-ci sera le plus important depuis le début de l'hiver puisque les 73 structures jugées à risque seront alors visitées.

PROLIFÉRATION DES NIDS-DE-POULE

Les variations de température importantes connues depuis le début de l'hiver contribuent également à la prolifération des nids-de-poule. Pas moins de 17 300 d'entre eux ont été colmatés en décembre et en janvier. Reste que les nids-de-poule avaient été plus nombreux l'an dernier. En décembre 2014 et janvier 2015, plus de 31 000 trous avaient dû être bouchés.

Signe que le combat est toutefois encore loin d'être gagné, Montréal a entrepris le 1er février une nouvelle opération de colmatage mécanisé.

« L'apparition de nids-de-poule est principalement causée par la présence de fissures dans l'asphalte. De ce fait, l'eau s'infiltre sous la chaussée de sorte que, l'hiver venu, cette eau gèle, augmentant le volume qu'elle occupait jusqu'à alors. Ainsi, une pression s'exerce vers le haut occasionnant un gonflement dans l'asphalte. Ce n'est que lors du dégel que survient le vrai problème : la glace fond et l'eau reprend son volume initial créant donc un vide », explique Philippe Sabourin.

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