Suspensions massives: la CRT rejette la contestation des cols bleus

Le 8 décembre, des milliers de cols bleus... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Le 8 décembre, des milliers de cols bleus ont participé à une assemblée syndicale au Palais des congrès alors que plusieurs d'entre eux devaient travailler.

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La Commission des relations de travail rejette la contestation du Syndicat des cols bleus de la suspension de 2000 de ses membres. Le juge administratif a qualifié cette demande d'«ironique» alors que les syndiqués suspendus ont bafoué une ordonnance qui leur ordonnait de ne pas débrayer illégalement.

Le 8 décembre, des milliers de cols bleus ont participé à une assemblée syndicale au Palais des congrès alors que plusieurs d'entre eux devaient travailler. Peu après, l'administration Coderre a décidé de suspendre environ 2000 d'entre eux, estimant qu'il s'agissait là d'un débrayage illégal. Les cols bleus ayant une convention collective valide jusqu'à la fin de 2017, ceux-ci ne peuvent exercer de débrayage légalement.

Le Syndicat a toutefois contesté cette suspension massive le 21 décembre, présentant une requête en intervention à la CRT. Les cols bleus estimaient que la Ville de Montréal contrevenait au Code du travail et risquait de «porter préjudice aux services auxquels la population a droit» puisque certains arrondissements auraient suspendu plus de la moitié de leurs cols bleus.

La Ville avait plaidé pour sa part qu'il n'y avait pas preuve de lock-out ou d'action qui risquait de porter préjudice à un service. Elle a dit simplement utiliser «son droit de gérance en sanctionnant les cols bleus pour leur participation à un arrêt de travail illégal».

La CRT a rejeté les arguments du syndicat pour endosser ceux de la Ville de Montréal. «La Ville ne refuse pas de donner du travail à ses salariés, elle utilise son droit de gérance en appliquant des suspensions. Un employeur ne fait pas un ralentissement d'activités lorsqu'il décide de suspendre un ou des salariés pour ne pas avoir respecté les règles du contrat de travail, il exerce son droit de gérance», peut-on lire dans la décision.

En fait, la CRT juge même «ironique» la plainte des cols bleus. «Il est pour le moins ironique de voir le Syndicat s'adresser à la Commission afin de prétendre que la population de Montréal ne reçoit pas les services auxquels elle a droit parce que certains de ses membres sont suspendus par la Ville, quand l'origine de ces suspensions est en lien direct avec le fait que le 8 décembre 2015, ils ont participé à une réunion syndicale au lieu de donner les services à la population, et ce, en contravention avec leur contrat de travail et une ordonnance claire de la Commission.»

Soulignons que depuis leur suspension, des cols bleus se relaient quotidiennement devant l'hôtel de ville pour manifester contre la Ville de Montréal et son maire Denis Coderre.

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