Un débat réclamé sur l'abolition de l'AMT

Loin de susciter l'unanimité, le projet d'abolir l'Agence métropolitaine des... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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(Montréal) Loin de susciter l'unanimité, le projet d'abolir l'Agence métropolitaine des transports (AMT) soulève plusieurs craintes, notamment dans la couronne nord. Le maire de Laval réclame la tenue d'un débat au sein des élus de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a brièvement présenté aux membres du conseil d'administration de la CMM le projet du gouvernement de remplacer l'AMT par deux nouvelles structures. Mécontent que des informations aient déjà circulé dans les médias, l'élu a tenu à souligner que l'exécutif de la CMM avait appuyé la proposition de réforme à l'unanimité puisqu'il s'agissait d'une position historique de l'organisation regroupant les 82 municipalités du Grand Montréal.

«L'historique récent nous montre qu'il n'y a pas d'unanimité», a plutôt répondu le maire de Laval, Marc Demers. Celui-ci estime qu'il serait au contraire temps que les élus de la CMM, qui doivent hériter des pouvoirs de planification des transports collectifs, débattent entre eux afin justement de trouver une position commune. «On s'était engagé à se réunir pour prendre pour position et on l'a jamais fait. Avant d'entamer des négociations, il serait important qu'on puisse s'engager.»

Le maire de Bois-des-Filion, Paul Larocque, aussi s'est objecté à ce qu'on parle d'unanimité alors qu'il estime ne jamais avoir été informé du projet de regrouper les Conseils intermunicipaux de transport (CIT) dans une nouvelle structure, une idée à laquelle il s'oppose.

«Tout va bien avec les CIT : on donne un contrat à un transporteur privé, alors on n'a pas besoin d'acheter d'autobus, ni de les réparer. Pas besoin non plus d'avoir de chauffeurs, pas de syndicat. Si le prix est trop cher, on va en voir un autre. On profite du meilleur des deux mondes : on décide du service qu'on veut et on fait affaire avec le transporteur de notre choix», a résumé Paul Larocque, qui est également préfet de la MRC Thérèse-de-Blainville.

L'élu de la couronne nord craint que le regroupement des CIT ne vienne empêcher de bien planifier le développement du transport collectif sur son territoire. «Si on veut augmenter le service en ce moment, en deux jours on peut avoir un nouveau circuit.  Si c'est Montréal, Laval et Longueuil qui décident de tout ça, on va paralyser tout le processus décisionnel dans les couronnes et ce n'est pas souhaitable», a poursuivi M. Larocque.

Coderre défend le projet

Reconnaissant que l'abolition de l'AMT soulevait des «questions légitimes» chez certains de ses collègues, Denis Coderre a toutefois assuré que le projet faisait «consensus». «Je comprends la game, vous en trouvez un contre et vous faites les nouvelles avec ça», a lancé le maire aux journalistes. Il a toutefois insisté pour dire que la vaste majorité des 28 élus réunis à la CMM n'ont pas soulevé de question sur le projet, «alors ils sont d'accord avec le processus».

Denis Coderre a défendu modèle proposé par le gouvernement, disant qu'il fallait lier la planification du transport collectif avec l'aménagement du territoire. L'élu a rappelé que la réorganisation du transport collectif dans le Grand Montréal fera l'objet d'un projet de loi qui doit être présenté à l'automne.

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