Le financement des transports en commun au coeur des préoccupations

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Les infrastructures de la STM accusent un déficit d'entretien de près de 4 milliards qui oblige la Société à investir dans ses installations plus de 800 millions par an, en moyenne, d'ici 2017.

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Bruno Bisson
La Presse

Le financement des transports en commun est au coeur des préoccupations formulées par divers organismes, dans le cadre des consultations prébudgétaires menées par le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, en préparation du prochain budget provincial. Des exemples :

STM : FINANCEMENT RÉCLAMÉ

La Société de transport de Montréal (STM) fait face à des défis budgétaires importants. Ses infrastructures accusent un déficit d'entretien de près de 4 milliards qui l'oblige à investir dans ses installations plus de 800 millions par an, en moyenne, d'ici 2017. Les usagers financent déjà 46 % des coûts de fonctionnement du métro et des autobus, et son service de la dette va doubler d'ici 2019.

En conséquence, la plupart des demandes formulées par la STM dans son mémoire au ministre des Finances visent à augmenter le financement de ses opérations ou de ses projets.

La STM demande notamment l'indexation des droits d'immatriculation et de la taxe sur l'essence utilisés depuis 1992 pour financer les transports en commun.

La Société demande également que le gouvernement consacre une partie importante des revenus d'un futur marché du carbone au développement des transports collectifs. Le marché du carbone doit générer des recettes estimées à 3 milliards d'ici 2020, selon les prévisions du gouvernement.

Enfin, la STM souhaite que le gouvernement prenne à sa charge une plus grande proportion des coûts des projets d'entretien des infrastructures (de 75 à 100 %), et une partie des coûts que les municipalités doivent assumer pour les projets d'améliorations de services.

TRANSIT : DES POUVOIRS POUR LES VILLES

La Coalition pour le financement des transports collectifs, Transit, recommande à Québec d'augmenter à 30 % la part des budgets d'infrastructures de transports pour les projets de métro, de trains ou d'autobus dans les budgets d'infrastructures dédiés aux transports.

La Coalition recommande aussi à Québec de hausser la taxe sur l'essence d'au moins 2 cents par litre, pendant 5 ans, afin de renflouer le fonds gouvernemental dédié aux projets routiers et aux projets de transports en commun. Transit demande en outre que les revenus provenant du marché du carbone soient utilisés aux deux tiers pour le financement des transports en commun.

La Coalition estime enfin que le gouvernement du Québec « devra donner le pouvoir aux régions métropolitaines de dégager des sources de financement supplémentaires », afin de financer leur part des projets de transports collectifs. Ces dispositions, qui permettraient aux villes d'imposer de nouvelles taxes ou tarifs sur leur territoire, doivent être prévues dans le nouveau Pacte fiscal qui entrera en vigueur en 2016.

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