Les fuites d'eau potable restent élevées à Montréal

Le nombre de bris d'aqueduc a légèrement diminué, mais Montréal continue à... (Photo archives La Presse)

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Le nombre de bris d'aqueduc a légèrement diminué, mais Montréal continue à perdre le tiers de son eau, selon le bilan 2012 de l'eau potable de la Ville. Le rapport souligne que la métropole continue à accuser un important retard dans l'entretien de son réseau. Le bilan 2012 de l'eau potable dresse un portrait des efforts faits par la Ville de Montréal pour retaper son réseau. Le nombre de bris d'aqueduc connaît une légère diminution depuis quatre ans. En 2009, la Ville a recensé 29 bris par 100 km de conduites. Ce taux est passé à 24,7 en 2012. Ce chiffre reste toutefois au-dessus de la moyenne nord-américaine.

Les fuites restent toutefois élevées. Le tiers de l'eau produite par les usines d'eau de la métropole n'a jamais atteint sa destination, fuyant dans le sol. Ce chiffre marque tout de même une amélioration depuis 2003, quand la firme SNC-Lavalin avait évalué les pertes à 40 %, souligne un porte-parole municipal, Philippe Sabourin. Montréal reste toutefois encore loin de la cible de 20 % de fuites fixée en 2011 par le gouvernement du Québec dans sa stratégie d'économie d'eau potable.

Le rapport 2012 vient également souligner à nouveau l'important retard de la métropole dans l'entretien des infrastructures. Même si la Ville a accéléré la cadence dans l'entretien de son réseau d'eau, le retard s'est néanmoins accru depuis 10 ans. " On a donné un coup de barre, mais ce n'est pas suffisant. Il faut atteindre des investissements de 400 millions par année ", dit Philippe Sabourin.

Même si les budgets augmentent, le Service de l'eau dit avoir de la difficulté à réaliser tous les travaux planifiés. La Ville dit avoir réussi à faire seulement 49 % des travaux prévus en 2011 et 2012 alors que l'objectif est de 80 %. On montre du doigt le " contexte flou et turbulent ", le secteur de la construction des égouts ayant été éclaboussé depuis la création de l'Unité permanente anticorruption et les travaux de la commission Charbonneau.

24,7/100 km

Bris d'aqueduc à Montréal en 2012

29/100 km

Bris d'aqueduc à Montréal en 2009

17,7/100km*

Moyenne en Amérique du Nord

50%

Pourcentage approximatif des conduites qui ont plus de 50 ans à Montréal

22%

Moyenne en Amérique du Nord

*Selon Water Main Break Rates in the USA and Canada, avril 2012, Université de l'Utah

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