Et si Montréal fabriquait son propre asphalte?

Alors que l'administration Applebaum sonde les citoyens sur... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Alors que l'administration Applebaum sonde les citoyens sur la possibilité d'acheter de l'asphalte à des entreprises pointées du doigt par la commission Charbonneau, Vision dit qu'il faut aller plus loin en étudiant la possibilité de créer une usine municipale.

Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

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Et si Montréal fabriquait son propre asphalte pour boucher les nids-de-poule? Vision Montréal demande à la Ville d'étudier la possibilité de créer une usine d'asphalte municipale afin de faire baisser le prix du matériau.

Vendredi, les élus de la métropole devront décider s'ils acceptent d'acheter de l'asphalte à trois entreprises pointées du doigt par la commission Charbonneau afin d'assurer les opérations de colmatage des nids-de-poule. Pour éviter de se retrouver dans cette position délicate, l'opposition officielle souhaite que la Ville aille plus loin que le sondage mené auprès des citoyens et que l'administration lance une étude de faisabilité sur la création d'une usine de production d'asphalte.

Une telle usine permettrait à Montréal de répondre à ses propres appels d'offres et de s'assurer qu'elle paie le juste prix pour ce matériau essentiel aux chantiers de construction, dit Vision Montréal. «On a perdu toute notre expertise. C'est le secteur privé qui établit aujourd'hui nos besoins, nos critères de qualité, les prix qu'on doit payer. Le juste prix, on ne le connaît plus à Montréal. Notre système [d'évaluation des prix] Gespro a été corrompu», dénonce la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau. L'élue estime que cette solution permettrait ainsi de «couper l'oxygène aux cartels qui nous étouffent».

La chef de l'opposition, Louise Harel, ajoute qu'une telle usine permettrait d'améliorer la composition de l'asphalte utilisée à Montréal et ainsi prolonger la durée de vie du bitume, retardant l'apparition des nids-de-poule.

Chantal Rouleau admet que son parti n'a pas trouvé un exemple de ville ou gouvernement qui possèdent une telle usine d'asphalte. «Il y a quelqu'un quelque part qui doit commencer. On est la municipalité qui utilise le plus d'asphalte au Québec», dit-elle. La métropole commande chaque année jusqu'à 60 000 tonnes d'asphalte.

L'étude de faisabilité demandée par Vision Montréal cherche justement à mieux évaluer les coûts, le parti étant incapable de chiffrer les coûts d'une telle usine.

La proposition de Vision Montréal sera présentée vendredi alors que les élus se réuniront pour voter sur l'octroi des contrats d'asphalte à 7 entreprises, dont 3 ont été pointées du doigt par la commission Charbonneau pour leurs pratiques ou carrément condamnées par le fisc. L'administration Applebaum devrait alors en profiter de la rencontre des élus prévue en début d'après-midi à l'hôtel de ville pour dévoiler les résultats de son sondage mené auprès des citoyens sur son projet d'octroyer ce contrat malgré les démêlés de certains de ses fournisseurs.

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