«La machine n'est pas enrayée», dit la Ville

«Lorsqu'il y a des travaux urgents pour réparer... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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«Lorsqu'il y a des travaux urgents pour réparer les nids-de-poule ou les fuites d'eau, ces réparations urgentes sont effectuées sur le champ par nos équipes de cols bleus ou d'ingénieurs. C'est de l'entretien courant qui se fait quotidiennement», ont affirmé les deux hauts fonctionnaires.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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La Presse

Malgré la multiplication des contrôles, «la machine municipale de Montréal n'est pas enrayée» et les projets ne sont pas paralysés, assure la Ville.

Dans un courriel envoyé à La Presse, deux hauts fonctionnaires, Robert Lamontagne et Marc Blanchet, reconnaissent d'emblée qu'«il y a effectivement un certain ralentissement dans la réalisation des projets», qu'ils attribuent à «divers facteurs».

Mais ils contestent l'évaluation faite par une source anonyme dans un article de La Presse publié hier, selon laquelle on pourrait ne réaliser que 30% des travaux prévus en 2013. Ce taux, annoncent-ils, sera «d'au minimum 52% des projets inscrits» au Programme triennal d'immobilisations. Il s'agit exactement du même taux de réalisation qu'en 2012.

Effectivement, pendant une courte période de temps dans les derniers mois, la Ville a dû se contenter d'un faible taux de réalisation de 38%. «Nous avons décidé de confier des travaux qui relevaient de la ville centre aux arrondissements car nous étions conscients qu'ils ont eux aussi une forte capacité de réalisation. C'est ainsi que nous avons augmenté le taux de réalisation des travaux de 38% à 52%.»

Des réparations «courantes»

Les deux directeurs, attitrés respectivement aux finances et aux infrastructures, veulent du même souffle rassurer les Montréalais: pas question de mettre leur sécurité en jeu.

«Lorsqu'il y a des travaux urgents pour réparer les nids-de-poule ou les fuites d'eau, ces réparations urgentes sont effectuées sur le champ par nos équipes de cols bleus ou d'ingénieurs. C'est de l'entretien courant qui se fait quotidiennement.»

Depuis le 15 janvier dernier, Montréal a envoyé deux listes comprenant 50 contrats pour lesquels on demande à l'Autorité des marchés financiers de certifier les entreprises soumissionnaires. On a appris cette semaine qu'aucune entreprise n'avait encore été approuvée. Montréal, de son côté, n'a envoyé la documentation que pour 12 contrats, dont 9 la semaine dernière. Le maire Michael Applebaum a publiquement demandé à l'AMF mardi d'accélérer la cadence pour traiter 50 contrats par mois.

«C'est dans ce contexte que la Ville a offert des ressources humaines additionnelles à l'AMF, expliquent les hauts fonctionnaires. Fondamentalement, nous sommes tout à fait d'accord qu'il est essentiel que l'AMF et l'UPAC puissent analyser de façon rigoureuse et détaillée l'intégrité des firmes qui veulent faire affaire avec la Ville. On veut éviter à tout prix de donner des contrats à des entreprises douteuses.»

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