L'opposition veut siéger au nouveau comité exécutif

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Au lendemain de la démission «dramatique» de Gérald Tremblay, les deux partis d'opposition à l'hôtel de ville réclament un siège au comité exécutif.

La demande a été jugée «prématurée» par Marvin Rotrand, leader du parti de l'ex-maire Tremblay, Union Montréal. «Je ne veux pas lier les mains du futur maire.», a-t-il expliqué.

Les dix membres de ce comité se sont par ailleurs présentés aux médias tout sourire, dans une démonstration d'unité. On a par la même occasion présenté la mairesse de fait de la Ville, Jane Cowell-Poitras, qui a été nommée suppléante en septembre dernier. Extrêmement nerveuse, manifestement peu habituée à autant d'attention médiatique, Mme Cowell-Poitras a salué le bilan de Gérald Tremblay et dit souhaiter la collaboration de l'opposition pour remplir son rôle. Le prochain maire devrait être élu dans les prochaines semaines au scrutin secret par le conseil municipal.

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Richard Bergeron

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Coalition et suspension

Tour à tour, les deux partis d'opposition ont tenu des points de presse pour assurer les Montréalais qu'ils collaboreraient à la transition. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a proposé un comité exécutif de coalition «comme il y en eut un en 2010, sans chicane» sur lequel siégeraient des représentants de l'opposition. Le chef a exclu de participer lui-même au comité exécutif, expliquant qu'il ne souhaitait pas «une confusion des genres», lui qui a déjà annoncé sa candidature à la mairie en 2013.

Il a par ailleurs dit souhaiter la suspension de l'étude du budget 2013 présenté la semaine dernière, jusqu'à ce qu'un maire intérimaire soit dûment élu par le conseil. «Nous avons la responsabilité de calmer le jeu après la démission dramatique du maire, pas de provoquer une surenchère de la crise», a déclaré M. Bergeron.

Du côté de l'opposition officielle, Louise Harel, chef de Vision Montréal, n'a pas exclu de présenter son propre candidat à ce poste. Elle demande que le nouveau maire pose des gestes «significatifs et énergiques d'ici Noël» pour rétablir la confiance des Montréalais. Elle souhaite notamment que la ligne éthique, actuellement gérée par le contrôleur général, revienne sous la responsabilité du vérificateur général. Le Service de police de la Ville de Montréal devrait également intervenir dans l'octroi des contrats publics, estime-t-elle.

Regagner la confiance

Quant à sa collaboration aux travaux du conseil municipal, elle dit souhaiter s'inspirer de la devise de Montréal, «le salut dans la concorde». «Il ne peut plus y avoir un parti unique», prévient-elle cependant.

Pour Marvin Rotrand, Union Montréal se doit de regagner la confiance des Montréalais, durement ébranlée par les allégations devant la commission Charbonneau. Il estime que c'est possible en revenant aux valeurs du parti au pouvoir depuis 2001, qu'il a résumé ainsi : «décentralisation, progressisme et pragmatisme».

Quant à la suite des choses, elle est entre les mains du greffier de la Ville, Me Yves Saindon, «qui est totalement indépendant», a-t-il assuré. Dans les prochains jours, c'est lui qui avisera les médias du calendrier pour le remplacement du maire jusqu'en novembre 2013. Techniquement, ce choix ne pourra vraisemblablement se faire avant plusieurs semaines, puisqu'une assemblée doit d'abord constater la vacance du pouvoir. La prochaine assemblée extraordinaire, convoquée pour l'adoption du budget, est prévue le 13 novembre. L'assemblée régulière est quant à elle maintenue au 19 novembre.

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