Un réseau de trolleybus à Montréal pour 2017

Les trolleybus sont alimentés par un réseau aérien... (Illustration fournie par la STM)

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Les trolleybus sont alimentés par un réseau aérien de fils électriques. Ces véhicules, silencieux et climatisés, ont un design moderne.

Illustration fournie par la STM

Bruno Bisson
La Presse

La Société de transport de Montréal projette d'acquérir 100 voitures et de mettre en service les premières lignes d'un «réseau structurant» de trolleybus dès 2016-2017. C'est ce que révèle un plan d'action qui sera rendu public ce matin.

Ce plan en six points prévoit la mise à l'essai de technologies et d'autobus électriques, la mise en service de «MidiBus» de 30 passagers dès l'an prochain et la conversion progressive à l'électricité des véhicules de service des employés de la STM.

Le plan comprend aussi un projet de tramway de «plusieurs milliards de dollars».

Le président de la STM, Michel Labrecque, présentera le plan ce matin dans le cadre du Sommet mondial Écocité, au Palais des congrès.

Le projet le plus ambitieux de la STM est la création du réseau de trolleybus. Ces véhicules sont alimentés par un réseau aérien de fils électriques. Les trolleybus, silencieux et climatisés, ont un design moderne. Les véhicules et la technologie d'alimentation sont éprouvés un peu partout dans le monde, dit M. Labrecque.

Hydro-Québec financera les infrastructures nécessaires à l'alimentation des trolleybus conformément au plan d'action sur l'électrification des transports annoncé plus tôt cette année par le gouvernement du Québec.

Des voitures de 1 million de dollars

La STM prévoit acquérir 100 trolleybus au prix d'environ 1 million de dollars chacun.

Dans certains quartiers, a reconnu hier M. Labrecque, les réseaux de fils tendus au-dessus des rues pour alimenter les trolleybus pourraient être un facteur d'acceptation délicat. La STM ratissera donc large. Dans les prochaines semaines, la STM lancera un appel d'offres pour obtenir une ébauche de réseau. Le mandat consistera à mesurer le potentiel et les contraintes d'un tel projet sur 14 lignes d'autobus actuelles.

Les boulevards Lacordaire, Pie-IX, Saint-Michel et Saint-Laurent seront à l'étude, de même que les lignes Gouin, Sauvé-Côte-Vertu, Jarry, Rosemont, Beaubien, Mont-Royal, Van Horne et Édouard-Montpetit.

Les deux circuits de la rue Sherbrooke qui vont du centre-ville jusque dans l'Ouest-de-l'Île (24 et 105) sont aussi parmi les lignes étudiées.

Un couloir est à l'étude dans le sud-ouest de Montréal, dans l'axe du boulevard Newman.

Chaque trolleybus coûte environ 350 000$ de plus qu'un autobus hybride ordinaire, souligne M. Labrecque. Mais il dure de 20 à 25 ans, alors que les autobus doivent être mis au rancart au bout de 16 ans de service.

Depuis l'an dernier, la STM n'achète plus que des autobus hybrides et, à partir de 2025, tous les autobus rouleront à l'électricité seulement.

Dans l'intervalle, croit M. Labrecque, l'implantation des trolleybus permettra de faire avancer l'électrification des transports en commun lancée cette année par le gouvernement du Québec.

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