Crise politique à Laval: «Je n'ai pas manipulé quoi que ce soit», dit Demers

Marc Demers, maire de Laval... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Marc Demers, maire de Laval

Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

Le chef du Mouvement lavallois et maire de Laval, Marc Demers, affirme ne pas avoir « manipulé » les résultats du vote en vue des élections au comité exécutif de son parti, il y a quelques semaines.

Bien que 10 des 19 élus de son caucus lui reprochent des gestes antidémocratiques dans une déclaration sous serment qui lui a été transmise mercredi dernier, M. Demers soutient qu'il n'en est rien. « Je n'ai pas manipulé quoi que ce soit et je ne répondrai à aucune question concernant les frustrations de l'un, de l'autre ou les nominations. Ça va faire l'objet de discussion en famille », a déclaré mardi Marc Demers en marge d'un procès en diffamation intenté par un ancien conseiller municipal de son équipe, Pierre Anthian.

Mardi de la semaine dernière, les relents des derniers événements au sein du Mouvement lavallois se sont transportés à l'hôtel de ville : les 10 signataires de la déclaration sous serment sont devenus des dissidents. Mais pour M. Demers, cette crise politique, qui lui a fait perdre la majorité au conseil municipal, est une affaire strictement privée ; cela ne regarde que son parti politique.

D'ailleurs, « l'administration municipale suit son cours », soutient M. Demers. « Il n'y a aucun préjudice causé à la population pour l'instant », a-t-il ajouté.

Pour tenter de régler le problème et, surtout, reformer les rangs derrière lui, Marc Demers a proposé la tenue d'une réunion du caucus en présence d'un médiateur. Selon les informations recueillies, ce dernier n'est toujours pas choisi. « Je ne parlerai pas du processus de médiation en public. On va laisser libre cours à ce qui se fait présentement », a-t-il dit.

Entre-temps, le groupe de dissidents a pris le contrôle du conseil municipal et a voté en faveur de changements notamment dans la façon de confier des responsabilités à des élus. Ces décisions n'ont pas été contestées par le maire Demers comme le lui permet la Loi sur les cités et villes. « Je n'ai pas exercé mon droit de veto. Je l'exerce si je pense que c'est illégal », a-t-il précisé.

Ainsi, David De Cotis qui apparaît comme le meneur des dissidents, est devenu officiellement mardi le président de la Société de transport de Laval (STL), poste qu'il a occupé au cours du premier mandat de l'administration Demers. Le conseiller municipal Gilbert Dumas doit lui céder la place et avec elle, des émoluments annuels de 46 000 $.

Il en va de même du vice-président Éric Morasse qui perd ses responsabilités au profit d'une dissidente, Jocelyne-Frédéric Gauthier (23 000 $). MM. Dumas et Morasse sont parmi les 9 conseillers municipaux qui sont demeurés fidèles à M. Demers.

La Presse a croisé deux autres alliées du maire, Sandra Desmeules et Virginie Dufour qui siègent au comité exécutif et qui ont témoigné au procès de M. Demers mardi. Aucune des deux n'a souhaité faire de commentaires.




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