La SPCA entre dans sa période la plus occupée de l'année

La SPCA de Montréal a accueilli 10 407... (Photo David Boily, Archives La Presse)

Agrandir

La SPCA de Montréal a accueilli 10 407 animaux en 2017, contre 11 812 en 2016, selon la directrice Élise Desaulniers.

Photo David Boily, Archives La Presse

Avec une moyenne de 50 animaux recueillis chaque jour depuis le début du mois de mai, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal entre dans sa période la plus occupée de l'année avec un pic appréhendé lors de la période des déménagements du 1er juillet. D'ici l'automne, la SPCA s'attend à accueillir deux fois plus de petits animaux qu'à l'habitude, soit 1400 chaque mois.

Il est question de chats surtout, mais aussi de chiens, et de petits animaux sauvages : bébés ratons et écureuils orphelins. Grâce à un nouveau protocole de prise en charge, les euthanasies sont en baisse constante à Montréal (1811 en 2017, contre 2552 en 2016). Un peu plus de la moitié (52 %) des euthanasies sont pratiquées chez les chats, contre 5 % chez les chiens. 

Au total, 10 407 animaux ont été reçus en 2017, contre 11 812 en 2016, soit 1405 animaux de moins. Un bon bilan, estime Élise Desaulniers, directrice de la SPCA de Montréal, qui fait remarquer que les animaux de la faune font grimper le nombre d'euthanasies, puisqu'ils forment 38 % du taux global.

« On a des familles d'accueil pour les chatons non sevrés, mais on ne peut évidemment pas mettre un raton laveur en adoption. On transfère ces animaux dans des ressources spécialisées, mais elles sont limitées. »

Avec un taux global d'euthanasies de 10,6 % pour les mois d'avril et mai, comparativement à 18 % pour la même période en 2017, le refuge espère atteindre sa cible de 10 %. Afin d'y parvenir, la direction mise sur certains changements : analyse plus poussée pour trouver des ressources spécialisées à l'extérieur, protocole de modifications comportementales pour certains chiens, davantage de tests effectués par des vétérinaires.

« On y arrive, mais tout le monde est un peu débordé. Les heures de travail ont explosé. Toutes ces mesures coûtent super cher. Nos frais en soins vétérinaires externes et en médicaments ont augmenté de 25 %. Et c'est difficile de recruter des techniciennes en santé animale », explique Mme Desaulniers.

Meilleur encadrement

Avec un budget équilibré de 8 170 182 $ en 2016, dont 90 % des revenus provenant de donateurs, la SPCA mise sur la nouvelle réglementation de la Ville de Montréal attendue la semaine prochaine pour améliorer le sort des animaux. Dans la foulée, Mme Desaulniers a salué la décision du gouvernement de reculer sur l'interdiction des pitbulls.

« On veut une loi sévère pour protéger la population, et permettre l'euthanasie en cas de morsure. Mais on ne veut pas qu'une race en particulier soit ciblée », dit-elle.

À l'instar de Laval, le refuge espère que la stérilisation et l'enregistrement seront obligatoires pour les chats et les chiens. La Société souhaite aussi un meilleur encadrement pour interdire le commerce privé de chatons et de chiots dans les animaleries.

Selon les dernières données de la Ville, environ 30 % des ménages à Montréal possèdent un animal. Au total, les Montréalais possèdent 330 000 chiens et 145 000 chats.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer