Éthique: le maire de Brossard n'a pas menti, tranche la Commission municipale

Dans une décision rendue la semaine dernière, la... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Dans une décision rendue la semaine dernière, la Commission municipale du Québec a conclu que la conduite reprochée au maire de Brossard, Paul Leduc, « ne constitue pas un manquement aux règles du Code d'éthique et de déontologie des élus de la Ville de Brossard ».

Photo André Pichette, Archives La Presse

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La Commission municipale du Québec a tranché que le maire de Brossard, Paul Leduc, n'a pas menti sur l'implication de sa femme dans le processus d'achat de meubles chez le fournisseur Bralco, et n'a donc pas dérogé aux règles éthiques.

Dans une décision rendue la semaine dernière, la Commission a conclu que la conduite reprochée au maire de Brossard « ne constitue pas un manquement aux règles du Code d'éthique et de déontologie des élus de la Ville de Brossard ».

Lors d'une entrevue avec des journalistes le 7 juillet 2015, on a demandé à M. Leduc si « sa conjointe [avait] eu un emploi comme représentante chez Bralco ». Il a martelé à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas.

« Aucun emploi, aucune rémunération, aucun contact avec Bralco ? », lui a demandé le journaliste. « Pas du tout, pas du tout », a-t-il dit.

La demande d'enquête déposée quelque temps plus tard contre Paul Leduc lui reprochait d'avoir déclaré que sa femme n'avait eu aucun contact avec les représentants de Bralco dans le « cadre des démarches pour l'achat des meubles ». Or, la juge Sylvie Piérard, de la Commission municipale du Québec, a décidé que la poursuite pour manquement avait considéré les affirmations de Paul Leduc hors de leur contexte.

« L'enregistrement de l'entrevue indique que ce n'est pas ce que M. Leduc a affirmé. »

La juge Piérard a indiqué que les questions qui ont été posées au maire Leduc ne visaient pas l'implication de sa conjointe dans les démarches concernant l'achat des meubles, mais plutôt sa relation d'affaires avec l'entreprise Bralco.

« Il affirme que son épouse n'a pas obtenu d'emploi ni de rémunération et qu'elle n'a pas eu de contact comme représentante de Bralco », lit-on.

Autrement dit, la décision indique que M. Leduc n'a jamais nié l'implication de sa femme dans ces démarches. D'ailleurs, la juge considère que cette question ne lui a pas été posée non plus. Selon elle, M. Leduc a plutôt répondu à la question sur un « hypothétique » lien d'emploi.

La juge Piérard a aussi indiqué que les éléments de preuve qui ont été analysés corroborent les affirmations de Paul Leduc sur les « hypothétiques » liens d'emploi qui existaient entre sa femme et Bralco.

Paul Leduc, 80 ans, est candidat à un sixième mandat à la mairie de Brossard. Il a été élu pour la première fois en 1990.




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