«Denis Coderre est déconnecté des familles», dit Valérie Plante

Le quartier Griffintown est en plein boom immobilier.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le quartier Griffintown est en plein boom immobilier.

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Accusant l'administration Coderre d'être «déconnectée des besoins des familles», la candidate à la mairie Valérie Plante propose d'imposer un seuil minimal de grands logements dans les projets immobiliers.

Alors que l'Assemblée nationale s'apprête à adopter aujourd'hui la Loi sur le statut de métropole, la chef de Projet Montréal a indiqué qu'elle comptait profiter de ces nouveaux pouvoirs pour imposer un seuil minimal de 20 % de logements de trois chambres et plus dans les nouveaux projets immobiliers. Ce seuil toucherait tous les projets de 40 unités et plus. Les projets de 8 à 39 logements pourraient en être exemptés, mais en échange à une contribution à un fonds pour les familles, à l'instar du fonds sur l'inclusion sociale.

Plusieurs projets majeurs devant voir le jour au cours des prochaines années, avec le redéveloppement des terrains de l'ancien hippodrome, Lachine-Est, L'Assomption-Nord et autour de Radio-Canada, c'est ainsi pas moins de 4500 grands logements qui viendront s'ajouter, évalue Valérie Plante.

«Il n'est pas question qu'on refasse un projet comme [l'ancien hôpital pour enfants] Children. Sur 1200 logements, il y en a seulement 32 qui auront trois chambres et plus. C'est décevant, on doit s'attendre à plus», dénonce l'aspirante mairesse.

Valérie Plante estime que l'administration Coderre a démontré depuis quatre ans une «incompréhension de c'est quoi élever une famille dans du deux chambres à coucher. Si on regarde son bilan, qui est très faible, ça montre qu'on est déconnectés sur ce que ça veut dire élever des enfants en ville».

Candidate pour Projet Montréal dans le district de Villeray, Rosannie Filato affirme que l'enjeu est constamment soulevé dans son porte-à-porte. «De façon quotidienne, on me parle du manque de logements abordables et suffisamment grands pour accueillir des familles.»

Projet Montréal évalue que près de 30 000 enfants qui ont dû quitter l'île entre 2010 et 2016, parce qu'ils ne trouvaient pas de logement.

Valérie Plante admet que l'accès aux grands logements n'est pas la seule raison expliquant l'exode des familles vers la banlieue, citant le manque d'écoles et la sécurité dans les déplacements. Projet Montréal compte prendre d'autres engagements en campagne pour encourager les familles à demeurer sur l'île. Valérie Plante n'a pas caché être insatisfaite du programme d'aide pour l'accès à la propriété de Montréal, qu'elle juge trop compliqué.




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