SPVM: des cadres font l'objet d'enquêtes criminelles, selon la Fraternité des policiers

Le président de la Fraternité des policiers de... (PHOTO SIMON GIROUX, archives LA PRESSE)

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Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, dit avoir informé la haute direction de liens qu'entretiendraient des cadres du SPVM avec le crime organisé italien et des fréquentations douteuses de certains policiers.

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Des cadres du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) feraient actuellement l'objet d'une enquête, notamment en raison des liens qu'ils entretiendraient avec le crime organisé, selon le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur.

En entrevue hier matin avec l'animateur Paul Arcand, au 98,5 FM, M. Francoeur a dit avoir alerté le directeur du SPVM, Philippe Pichet, au sujet de trois affaires inquiétantes impliquant des officiers de son service qui auraient fait du trafic d'influence ou fréquenté des membres du crime organisé.

« Le dernier cas que j'ai soumis à M. Pichet, c'était des allégations concernant un cadre de premier niveau et un cadre très élevé, des allégations criminelles d'interférence dans des dossiers pour faire tomber des accusations à la cour. Des choses inacceptables, qu'on n'accepte pas de nos policiers », a affirmé Yves Francoeur en ondes.

« Ç'a été transféré à Costa Labos, qui était alors aux enquêtes internes. Mais qu'est-ce que ça a donné en bout de ligne ? Au lieu de faire une vraie enquête rigoureuse, on s'est attaqué au policier qui avait dénoncé. »

« UN MÉNAGE À FAIRE »

Yves Francoeur dit avoir aussi informé la haute direction de liens qu'entretiendraient des cadres du SPVM avec le crime organisé italien et des fréquentations douteuses de certains policiers.

« Il y a un proche de M. Pichet qui fait ou fera l'objet de deux enquêtes criminelles, en lien avec de la corruption, du trafic d'influence dans des dossiers, a-t-il ajouté. Il y a un ménage à faire, c'est clair, clair, clair. Nos policiers ont honte en ce moment. Ils font un travail extraordinaire, dans un climat de travail pourri, avec à peu près pas de moyens. »

M. Francoeur n'a pas donné suite aux demandes d'entrevues de La Presse hier pour clarifier ses propos. La direction du SPVM n'a pas non plus répondu aux allégations du chef syndical.




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