Selon une source de l'UPAC, Gérald Tremblay «jouait à l'autruche»

L'ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay.... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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L'ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

L'ancien maire Gérald Tremblay était bien au fait que son parti politique partageait avec la mafia italienne une taxe d'extorsion (pizzo) prélevée sur les contrats de constructions attribués par la Ville de Montréal.

C'est ce que soutient une source des enquêteurs de l'escouade Marteau associée à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Ce témoignage a notamment permis à la police d'obtenir un mandat de perquisition dans le cadre de l'enquête concernant le scandale immobilier du Faubourg Contrecoeur impliquant notamment l'ancien président du comité exécutif de Montréal, Frank Zampino.

Une nouvelle partie des documents judiciaires a été libérée ce matin de l'ordonnance de non-publication. Notons toutefois qu'il s'agit d'allégations qui n'ont pas été soumises à l'analyse d'un tribunal.

Selon la source policière, 5 % de la valeur des contrats municipaux était versé aux «Italiens» et une autre portion de 5 % était remise à «l'entourage du maire Gérald Tremblay, soit aux conseillers responsables d'accorder le contrat et pour les campagnes électorales de Tremblay». Cette personne à qui les policiers accordent de la crédibilité précise que «Gérald Tremblay est bien au courant, mais il préfère jouer à l'autruche, ce qui plaît aux conseillers impliqués puisqu'il est malhabile face aux questions posées».

Le versement du pizzo est lié à la «règle d'invitation» fixée par la mafia concernant les contrats d'infrastructures (routes et égouts, par exemple). Seuls les entrepreneurs invités pouvaient donc soumissionner. Ceux qui ne respectaient pas cette règle recevaient la visite de fiers-à-bras des Hells Angels, comme il a été révélé en juillet dernier.

Selon les nouveaux éléments d'information, l'entreprise Simard-Beaudry de Tony Accurso a eu recours aux services des Hells Angels pour faire entendre raison aux «individus rébarbatifs». La source policière identifie également Construction Marton, Mongage d'acier international et Construction F. Catania.




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