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La jeune Syrienne Layla Beylouneh célèbre son premier anniversaire au Québec

Layla Beylouneh est accueilli par son oncle Anas... (Photo Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne)

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Layla Beylouneh est accueilli par son oncle Anas Fransis lors de son arrivée au Québec, il y a un an.

Photo Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne

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Caroline St-Pierre
La Presse Canadienne

C'est sous les flocons de neige que l'adolescente Layla Beylouneh a célébré lundi son premier anniversaire en sol québécois.

Venue du Liban, où elle s'était réfugiée quelque temps avec sa famille après avoir fui sa Syrie natale, la jeune fille a fait partie du premier groupe de réfugiés syriens à arriver à Montréal, à bord d'un avion nolisé par le gouvernement.

Layla Beylouneh avait alors 13 ans. Avec ses parents, sa soeur et sa grand-mère, elle était venue retrouver sa tante et ses cousins, qu'elle n'avait pas vus depuis huit ans.

Au Liban, elle avait appris un peu le français, ce qui fait que l'obstacle de la langue a été moins imposant que pour d'autres réfugiés. Le choc de la saison hivernale a toutefois été plus difficile, de son propre aveu, mais elle est aujourd'hui habituée, de sorte que les nombreux centimètres qui sont tombés lundi ne l'ont pas empêchée de se rendre à son école, à Laval.

«En Syrie, il n'y avait pas beaucoup de neige. Et s'il y avait un peu de centimètres, on n'allait pas à l'école, alors qu'ici, il y a beaucoup de neige, et quand même, on va à l'école. En Syrie, parce que c'est très rare, il y a des gens qui tombent. On n'est pas habitués alors on tombe très vite par terre», a raconté en entrevue l'adolescente, qui avoue qu'elle ne s'est pas encore mise aux sports d'hiver.

Avec la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, l'adolescente a profité de cet anniversaire spécial pour livrer, à son école lavalloise, un témoignage sur sa vie d'avant la guerre en Syrie, sur la peur ressentie par tous lorsque le conflit s'est amorcé et sur son arrivée au Québec, son intégration dans son nouveau pays et son appréciation de l'accueil chaleureux qu'on lui a réservé.

«Les gens ne savent pas vraiment c'est quoi la guerre, sauf ce qu'ils voient à la télé. En réalité, la guerre, c'est de vivre dans un vrai stress, une grande tension, beaucoup de nervosité... Tu le sens énormément et toujours, surtout quand tu es une famille», a-t-elle expliqué.

Layla Beylouneh a souligné que la Syrie ressemblait beaucoup à un pays d'Europe avant la guerre et elle y vivait heureuse avec ses parents enseignants, dans une famille «ni trop riche ni trop pauvre», a-t-elle témoigné.

Sa famille, ses amis, sa maison sont ce qui lui manque le plus de son pays natal. Elle espère d'ailleurs y retourner un jour, «mais pas pour toute la vie», a-t-elle précisé.

Le Canada a accueilli plus de 36 000 réfugiés syriens depuis un peu plus d'un an. Lors d'un événement de presse, dimanche, la ministre Weil avait précisé que le gouvernement québécois s'était fixé l'objectif de recevoir 7300 nouveaux arrivants en 2015-2016, un but qui sera atteint dès les prochaines semaines. L'an prochain, le Québec prévoit accueillir 7000 réfugiés, dont environ 4000 Syriens.

À l'aéroport, il y a un an, Layla Beylouneh avait déclaré qu'elle venait au Québec dans l'espoir de pouvoir y réaliser ses rêves. La jeune fille, qui aimerait devenir actrice ou pharmacienne, est aujourd'hui certaine qu'elle pourra le faire.

«Quand tu restes ici, tu peux réaliser ton rêve. Ce n'est pas trop difficile. Vous pouvez réaliser tous vos rêves quand vous travaillez et vous allez trouver les gens (pour vous aider). Alors on peut réaliser tous nos rêves facilement», a-t-elle conclu.




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