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La tante du petit Alan Kurdi s'inquiète des photos-choc sur le conflit syrien

Tima Kurdi... (PHOTO Darryl Dyck, archives PC)

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Tima Kurdi

PHOTO Darryl Dyck, archives PC

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Geordon Omand
La Presse Canadienne
VANCOUVER

La tante du petit Syrien dont la photo du corps échoué sur une plage turque avait fait le tour du monde, l'automne dernier, se dit choquée par l'image du bambin tiré des décombres à Alep qui a été reprise par de nombreux médias cette semaine, mais elle craint que ces clichés ne fassent que jeter de l'huile sur le feu.

Omran Daqneesh... (PHOTO MAHMOUD RSLAN, AFP) - image 1.0

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Omran Daqneesh

PHOTO MAHMOUD RSLAN, AFP

La mort du petit Alan Kurdi a secoué... (PHOTO Nilufer Demir, archives AP) - image 1.1

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La mort du petit Alan Kurdi a secoué la communauté internationale l'automne dernier.

PHOTO Nilufer Demir, archives AP

Tima Kurdi a réagi à la photo du jeune Omran Daqneesh, qui a provoqué un tollé un peu partout dans le monde mercredi. On y aperçoit l'enfant de cinq ans, couvert de poussière et de sang, perché sur un siège orange à l'arrière d'une ambulance.

Elle craint que la photo du garçon au regard vide ne serve qu'à renforcer le soutien des Occidentaux à l'égard des rebelles syriens, qui s'opposent au régime du président Bachar el-Assad.

La résidante de Coquitlam, en Colombie-Britannique, soutient qu'au lieu de se ranger d'un côté ou de l'autre, les dirigeants du monde devraient organiser des négociations de paix pour mettre fin au conflit dès que possible.

Il y a près d'un an, son neveu âgé d'à peine deux ans est mort noyé lorsque le bateau surchargé dans lequel sa famille et lui tentaient de rejoindre l'Europe a chaviré. Seul son père a survécu, tandis que sa mère et son frère aîné ont également perdu la vie en Méditerranée.

Mme Kurdi estime que la photo d'Alan était différente de cette plus récente image-choc, soulignant que la mort tragique de son neveu avait alors sonné l'alarme quant à la guerre en Syrie.

Déçue de la couverture médiatique occidentale du conflit, qu'elle juge partiale, Tima Kurdi estime que l'on minimise les dommages collatéraux causés par la guerre.

«On ne peut pas continuer ainsi. Il y aura plus de réfugiés. Il y aura plus de carnages, s'indigne Mme Kurdi. Ça fait six ans. Assez, c'est assez.»

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