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Grégory Quillacq, sapeur pompier

Grégory Quillacq, sapeur pompier... (PHOTO MAXIME DUMONT (URBANIA))

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Grégory Quillacq, sapeur pompier

PHOTO MAXIME DUMONT (URBANIA)

Judith Lussier / URBANIA

Les Parisiens adorent « leur » Seine. Ils y prennent l'apéro, l'admirent depuis les ponts, la côtoient de plus près dans les péniches. Et lorsqu'ils y tombent, Grégory, de la brigade aquatique et subaquatique des sapeurs pompiers, arrive à la rescousse. Accessoirement, il s'agit du nouveau mari de Natasha St-Pier.

Ça arrive souvent que des gens tombent dans la Seine?

On fait près de 400 interventions par année, soit plus d'un incident par jour.

Comment ces incidents surviennent-ils?

Les gens se lancent des défis, la nuit. Parfois, après trop d'alcool, ils essaient de traverser la Seine à la nage sans trop réaliser les risques que ça comporte. Il y a aussi des suicidaires, des accidents de bateau...

Qu'est-ce que vous faites quand ça arrive?

On essaie de sauver les gens de la noyade par des interventions rapides, et lorsqu'il y a des pertes, on va les chercher au fond de l'eau. Il peut arriver qu'on ait à faire de la découpe de véhicules pour récupérer les corps.

Y a-t-il des périodes plus intenses en termes de nombre de sauvetages?

Durant la période des fêtes, comme Noël et le jour de l'An, plusieurs personnes seules sont déprimées et passent malheureusement à l'acte. Nous les sauvons dans des conditions très difficiles. Parfois, l'eau frôle le 0 °C!

Et vous les sauvez?

Oui. On a un bon taux de succès grâce à un protocole qu'on a mis en place pour prendre en charge rapidement les victimes d'hypothermie.

Quel territoire couvrez-vous?

On patrouille la Seine, mais aussi tous les canaux : le canal Saint-Martin, le canal Saint-Denis et le canal de l'Ourcq. En tout, Paris compte environ 120 km de cours d'eau. Entre nous, on appelle ça le 21e arrondissement de Paris, puisque c'est presque un arrondissement à part entière. Vous savez, il y a des gens qui habitent la Seine, sur des péniches; on les côtoie tous les jours. Il y a presque une vie de quartier, ici.

Participez-vous parfois à des opérations plus rigolotes?

Oui, il y a beaucoup d'enterrements de vie de garçon qui ont lieu sur la Seine.

Comment ça se passe?

Souvent, les mecs veulent sauter d'un pont. Mais comme toute baignade est interdite, on les encadre pour que ça se passe en sécurité. On les encourage surtout à ne pas tenter de traverser la Seine.

Y a des gens qui veulent se baigner là-dedans?

Oui, l'été, y a des gens qui essaient tous les jours.

Mais c'est pas un peu dégueu?

Non, les gens pensent que c'est pollué, parce qu'ils ne voient qu'en surface, mais c'est très propre. Au fond, c'est du gravier, et il y a de la végétation, du poisson, y a de la vie. Il y a même des gens qui pêchent.

Vous, est-ce que vous en boiriez?

Ça nous arrive parfois de prendre la tasse, quand on plonge, mais je n'ai jamais été malade.

Est-ce que c'est en la sauvant de la noyade que vous avez rencontré Natasha St-Pier?

Non. Ça c'est personnel.

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