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Les goûts des Québécois en matière de chocolat se raffinent

« De plus en plus, le chocolat est commercialisé... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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« De plus en plus, le chocolat est commercialisé un peu comme le vin. On va parler de s'il est court ou long en bouche, de sa robe, de chocolats qui viennent du Ghana, de la Côte-d'Ivoire, des Caraïbes. On peut quasiment parler de cépage ! », constate Michel Bilodeau, le cofondateur du Musée du chocolat de Bromont, en Montérégie.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse Canadienne
BROMONT

Les goûts des Québécois se sont raffinés en matière de chocolat, mais ils se laissent toujours guider par la nostalgie à Pâques.

C'est du moins ce qu'observe Michel Bilodeau, le cofondateur du Musée du chocolat de Bromont, en Montérégie.

Auparavant grand favori des consommateurs, le chocolat au lait cède tranquillement sa place au chocolat noir, moins calorique et avec un haut pourcentage de cacao, indique M. Bilodeau.

Il fait également état d'un retour aux sources dans l'industrie, avec l'émergence d'une approche « de la fève à tablette ».

Cette tendance relève selon lui de la volonté de mieux manger, alors que « toute la valeur du chocolat se retrouve dans son pourcentage de cacao ».

Mais les poules et lapins en chocolat, eux, ne seront pas détrônés de sitôt.

Les animaux de la basse-cour demeurent la source d'inspiration par excellence pour les moulages, affirme Michel Bilodeau, qui attribue cette pérennité à l'attachement des Québécois.

Les chocolateries spécialisées sont fidèles à ces classiques, mais les déclinent parfois différemment en ajoutant par exemple une touche de couleur à leurs confections.

Pour retrouver des superhéros en chocolat ou d'autres personnages plus originaux, il faut plutôt se tourner vers les épiceries, souligne le guide du musée bromontois.

Des goûts plus coûteux

Michel Bilodeau constate que les Québécois sont prêts à délier les cordons de leur bourse pour des sucreries de plus grande qualité.

« De plus en plus, le chocolat est commercialisé un peu comme le vin. On va parler de s'il est court ou long en bouche, de sa robe, de chocolats qui viennent du Ghana, de la Côte-d'Ivoire, des Caraïbes, illustre-t-il. On peut quasiment parler de cépage ! »

Par ailleurs, Pâques constitue, avec la Saint-Valentin, un moment fort de l'année pour les chocolatiers. Elle leur permet d'enregistrer près de 40 % de leur chiffre d'affaires annuel, estime M. Bilodeau.

À la chocolaterie de son musée, la confection des friandises s'amorce trois mois d'avance pour produire pas moins de dix tonnes de chocolat - de quoi réjouir des milliers de becs sucrés.




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