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Ces enfants qui refusent de se mettre au lit...

Dre Nadia Gagnier, psychologue... (Photo fournie par Canal Vie)

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Dre Nadia Gagnier, psychologue

Photo fournie par Canal Vie

Dre Nadia Gagnier
Le Soleil

Marie-Claude et Jean-Marc ont une adorable petite fille âgée de quatre ans, qui se prénomme Juliette. Elle fonctionne très bien dans la plupart des sphères de sa vie. Un seul problème agace ses parents : chaque soir, elle semble vouloir «étirer» le temps avant d'enfin accepter d'aller au lit sans se relever.

Bien que ses parents adorent être en sa présence, cette résistance à se coucher les irrite un peu. Après avoir passé une soirée en fonction des besoins de Juliette (jeux à l'extérieur, heure du bain, lecture...), ils ont souvent hâte de se retrouver en couple. Mais habituellement, il s'écoule plus d'une heure entre le moment où ils mettent Juliette au lit et le moment où elle tombe enfin dans les bras de Morphée.

 

Elle semble avoir une imagination très fertile lorsqu'il s'agit de trouver des prétextes pour ne pas dormir : elle réclame un troisième bisou, un deuxième câlin, elle veut aller faire pipi, elle a besoin d'un verre d'eau, elle demande qu'on replace ses couvertures, elle a oublié son toutou au sous-sol... Ils aimeraient trouver une solution, mais ils ne comprennent pas la cause de ce comportement chez leur fille.

Outre les problèmes de santé physique ou les différences individuelles en termes de rythmes biologiques et de besoin de sommeil, plusieurs facteurs peuvent amener un enfant à refuser de se coucher ou de s'endormir. L'intervention qu'un parent doit utiliser dépend des facteurs qui causent cette attitude chez son enfant. Voici une liste des causes les plus fréquentes :

Stress

Quand un enfant ou la famille entière vit un changement ou une situation stressante, cela peut affecter la capacité de l'enfant à s'endormir seul. Un divorce, un déménagement, un changement d'école, l'arrivée d'un petit frère ou d'une petite soeur... Ce type de stresseur peut amener l'enfant à résister à se séparer de son parent pour toute une nuit. Évidemment, une routine de dodo stable et rassurante, des techniques de relaxation et l'élimination des sources de stress dans la vie de l'enfant seront les meilleures solutions dans ce cas. Parfois, il faut simplement laisser le temps à l'enfant de s'adapter au changement qu'il vient de vivre.

Insécurité

Les enfants qui ont tendance à être anxieux ou insécures peuvent se montrer réticents à se séparer de leurs parents avant le dodo. Certains ont peur du noir, d'autres des monstres sous leur lit, certains ne trouvent pas le sommeil parce qu'ils s'inquiètent... Souvent, la solution à l'insécurité d'un jeune enfant avant le coucher sera de l'accompagner dans sa chambre jusqu'à ce qu'il s'endorme, en augmentant progressivement la distance entre le parent et le lit de l'enfant, pour l'habituer graduellement à prendre confiance en sa capacité à tolérer une distance de plus en plus grande entre son parent et lui.

Trop d'énergie

Lorsqu'un enfant a un profil «petite boule d'énergie» et qu'il n'a pas dépensé suffisamment son énergie physique durant la journée, les parents risquent de se heurter à un mur de protestations lorsqu'ils l'inviteront gentiment à commencer la routine du dodo. Une bonne façon de favoriser le sommeil chez un enfant «énergique» est de prévoir une période d'activité physique, préférablement en plein air, avant ou peu après le souper, pour ensuite l'orienter vers des activités plus calmes avant la routine du coucher.

Manque de constance dans l'encadrement ou de stabilité dans les routines

TOUS les jeunes enfants ont besoin d'encadrement et d'horaires stables. Quand un enfant a un horaire instable, ou que ses parents manquent de constance dans leurs interventions, il intègre moins facilement la notion qu'il faut se coucher à une certaine heure. D'ailleurs, plusieurs parents sont confrontés à ce phénomène lorsqu'ils tentent de revenir à des heures de coucher normales après une période de vacances.

N'a pas reçu sa dose d'attention dans la journée

Certains parents sont si occupés qu'ils oublient parfois d'accorder un moment d'attention exclusive à leur enfant dans la soirée. L'enfant doit se dépêcher à quitter la garderie, rester calme et jouer seul pendant qu'un parent termine sa journée de travail sur son portable et que l'autre s'affaire à préparer le souper. Ensuite vient l'heure du repas, du bain et... le dodo! Parfois, l'enfant doit se mettre au lit sans qu'un de ses parents ait eu le temps de s'amuser un peu avec lui. Pas étonnant qu'il cherche à «étirer» la routine du dodo! Souvent, le simple fait d'accorder une vingtaine de minutes de jeu à son enfant permet d'obtenir une plus grande collaboration de sa part lorsque vient le temps de le mettre au lit.

 




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