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Portrait de famille: Isabelle Marcoux

Isabelle Marcoux... (Photo: fournie par Transcontinental)

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Isabelle Marcoux

Photo: fournie par Transcontinental

Sophie Allard
La Presse

Vice-présidente du c.a. et vice-présidente au développement des affaires de Transcontinental

La quarantaine à peine entamée, Isabelle Marcoux a été nommée parmi les 100 femmes les plus influentes du Canada en 2010, dans la catégorie des cadres. Elle siège sur plusieurs conseils d'administration prestigieux. En février, elle deviendra présidente du c.a. de Transcontinental. Mariée depuis 15 ans, elle est maman d'une fille de 14 ans et d'un garçon de 12 ans.

«Les parents et les enfants évoluent aujourd'hui dans un monde branché. C'est un avantage parce que je suis toujours en contact avec mes enfants même quand je voyage, je suis au courant de ce qu'ils font. Les téléphones intelligents permettent aussi de s'absenter du bureau - les week-ends en famille sont sacrés - tout en restant disponible s'il y a lieu. Ça permet plus de flexibilité.»

Même branchée, la famille d'aujourd'hui doit faire un effort pour communiquer, croit-elle. «La grande difficulté aujourd'hui, c'est de prendre du temps pour se parler. Il faut redoubler de diligence pour créer des moments en famille. À Noël et pendant l'été, on prend des vacances et on part assez loin pour ne pas être trop dérangés. Ce sont des moments privilégiés. Jamais je n'annulerais ces vacances!»

Parce que les enfants sont exposés à de nombreuses influences extérieures, «il faut faire des efforts supplémentaires pour transmettre nos valeurs et s'assurer que nos enfants développent leur propre jugement», croit Isabelle Marcoux, qui ne leur a pas défendu l'accès à internet. «On en parle. Je souhaite qu'ils comprennent ce qui est bien et mal.»

Elle travaille de 50 à 60 heures par semaine, et assiste à plusieurs événements en soirée. «Je voyage beaucoup, mais j'essaie le plus possible d'être à la maison pour le souper, jamais avant 19h. C'est un moment pour discuter en famille. On a un jeu: on dit le plus beau moment et le pire moment de notre journée.»

Elle regrette néanmoins les tensions liées à la conciliation travail-famille. «Ça affecte parfois les relations, quand tu es fatiguée, tu es moins patiente et ça prend le dessus. ça arrive plus souvent que je le voudrais.» Aujourd'hui, elle accepte que rien n'est parfait. «Parfois, on n'arrive pas à faire tout ce qui est inscrit sur notre liste. On recommence à neuf le lendemain. Pour mener une carrière et avoir des enfants, il y a plusieurs compromis à faire. Il n'y a pas beaucoup de place pour les soupers entre copines, ni pour des activités personnelles. J'ai laissé tomber mes leçons de tennis, je n'y allais jamais!»

Elle adore son travail. «J'ai vu mes parents travailler très fort. Je souhaite inculquer à mes enfants le sens du travail et l'implication sociale. Leur père et moi sommes des modèles.» Le respect et l'intégrité sont aussi des valeurs importantes. «Chez nous, on dit la vérité et on se respecte.» Elle se félicite de voir que ses enfants ont le sens des responsabilités. «On leur a laissé faire des erreurs, ils ont plus d'autonomie, il ont grandi vite par la force des choses, c'est correct.»

Isabelle Marcoux croit qu'on vit un beau moment pour la famille. «Je suis plutôt positive, on a de beaux modèles de femmes qui ont réussi leur carrière. J'admire aussi les femmes qui ont fait le choix de retourner à la maison. Le rôle de parent est valorisé et ce, de plus en plus chez les hommes. Il y a tant de séminaires sur le leadership, mais si peu d'outils pour être de bons parents. On en voudrait plus!»




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