Les hommes québécois sont moins bien lotis que les hommes scandinaves, en termes de congé de paternité, mais mieux lotis que leurs compatriotes canadiens ou leurs voisins américains, explique Diane- Gabrielle Tremblay, professeure en économie et gestion Télé-Université UQAM.

Anabelle Nicoud LA PRESSE

Au Canada, les hommes doivent se contenter du congé parental de 52 semaines. Utilisable en théorie par le père ou la mère, il reste dans les faits l'apanage des femmes. Aux États-Unis comme en Australie, il n'existe pas, selon Mme Tremblay, de congé parental rémunéré.

«Le climat global fait que ces questions sont du ressort de la sphère privée. Les gens ont moins de congés et vont déguiser en congé de maladie un congé de paternité.»

En Europe, la tendance générale est plus généreuse. Les pays scandinaves (Suède, Norvège ou Islande) font figure de modèles. La Suède a depuis longtemps sont mois du père. Maintenant, le congé de paternité est passé à deux mois. En Islande, le père comme la mère ont trois mois de congé chacun, en plus de trois mois partageables.

L'Italie et l'Espagne ont des politiques familiales très restreintes tandis que la France fait comme souvent exception: si le congé dédié au père comme à la mère est court, il existe toute une batterie de mesures pour la famille: prestations sociales et services de garde, entre autres.