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Un coup d'épée dans l'eau?

Sophie Allard
La Presse

Gilles Bussières, célèbre pour ses succès diffusés sur RDS, ne se fait pas d'illusion. Il sort son putter une fois de temps en temps, pour la bonne cause. Mais il a perdu la flamme.

«C'est plaisant de pouvoir transmettre notre savoir-faire aux jeunes, mais fait-on ça en vain? On a connu toutes les époques, les hauts et les bas. Il y a un petit regain, mais ça ne reviendra jamais comme c'était. Je ne suis pas persuadé que le sport survivra encore des années.»

Dans les années 70, on comptait 200 terrains de miniputt au Québec. Il en reste une vingtaine. Ça n'inclut pas les terrains de minigolf «nouveau genre», comme Le Rigolfeur, à peine plus nombreux. Les puristes vous diront qu'ils n'y ont jamais mis les pieds. «Ça ne fait pas sérieux!» soutient Carl Carmoni.

«À l'époque, quand tu arrivais sur un terrain, tu étais assuré de trouver du monde à tous les trous, raconte le vétéran de 52 ans. Il fallait attendre que les gens sortent du terrain pour avoir un bâton et une balle. C'est cyclique, mais ça n'ira pas en s'améliorant. Il y a trop de nouveaux loisirs, comme l'internet et les jeux vidéo.» Le circuit américain Putt-Putt serait aussi dans un creux de vague.

«Le miniputt va à l'encontre de l'actuelle tendance à construire en hauteur pour maximiser les profits», note Roxanne Arsenault, spécialiste du kitsch. Elle milite pour la sauvegarde du patrimoine populaire. «Les priorités ont changé, on ne se divertit plus de la même façon. Le miniputt n'est pas high-tech. Les terrains sont de plus en plus rares. Pense-t-on à en préserver des exemples avant qu'il ne soit trop tard?»




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