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Précisions sur la notation

Début septembre, et alors que je faisais état du nouveau système de notation... (Photo: AFP)

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Jacques Benoit
La Presse

(Montréal) Début septembre, et alors que je faisais état du nouveau système de notation que j'allais employer dorénavant (sur 20, plutôt que sur l'échelle de une à cinq étoiles), j'ai entre autres attribué la note de 17,5, soit trois étoiles et demie, au Costières de Nîmes 2009 JT Château de Nages (20,85$, 567115).

Une note à mon avis bien méritée par ce que je qualifiais de «magnifique vin rouge».

Par la suite, un collègue chroniqueur m'a... gentiment fait remarquer, par courriel, qu'«à son humble avis» un Costières de Nîmes ne vaudra «jamais plus de 15 sur 20, voire 16 s'il est franchement exceptionnel».

De même, il mettait en doute la note, aussi de trois étoiles et demie, ou 17,2, que j'ai attribuée dans la même chronique au Chablis 2009 la sereine La Chablisienne (21,10$, 565598). Comment un simple chablis peut-il mériter une telle note? écrivait-il en substance.

Personnellement, je m'inscris en faux contre de tels a priori. Car tout ce qui compte vraiment, c'est ce qu'il y a dans la bouteille. Et non pas l'appellation.

Autrement dit, un très bon vin, d'une appellation modeste, peut fort bien se hisser à un niveau qualitatif inattendu.

«Chablis, ou même Chablis 1er cru», annonça ainsi, cet été, un dégustateur de grande expérience à qui je faisais goûter, à l'aveugle, ce si beau Petit Chablis 2010 Domaine Millet, à moins de 20$, mais presque épuisé.

Autre exemple: le Bordeaux Supérieur Cuvée Prestige Château Reignac, d'une appellation tout aussi modeste que Petit Chablis, mais auquel, à l'aveugle, les membres du Grand Jury européen ont déjà accordé des notes similaires à celles de premiers grands crus classés de Bordeaux...

Chose que je n'ai pas signalée dans la chronique du début septembre (comme me l'a fait remarquer mon collègue), mais dont j'ai fait état par le passé: je note les vins dans l'absolu, et non pas selon leur catégorie.

Bordeaux 2009 Château Thébot, 19,20$ (10389005)

À l'évidence, ce vin est d'une qualité supérieure à ce qu'on attend d'un vin rouge de l'appellation Bordeaux. Passablement coloré, son bouquet, discrètement chocolaté (le bois), distingué, a de la classe. Vin de corps moyen, ses tannins sont lisses et serrés. Très bon. 70% Merlot, 20% Cabernet Sauvignon et 10% Cabernet franc, avec élevage en fûts de 60% de la cuvée. 14,5% (163 caisses). Garde: 2012-2015.

16,5

Côtes de Bordeaux 2009 Château Cailleteau Bergeron, 16,50$ (919373)

Théoriquement, vu l'appellation, ce vin devrait surpasser le précédent, lequel, dans les faits, est à mon avis plus fin. N'empêche, bien coloré, doté d'un bouquet expressif, surtout de fruits noirs, et épicé (le bois), celui-ci, dense, relativement corsé, tannique, se défend fort bien. 80% Merlot, 10% Cabernet Sauvignon et 10% Malbec, avec élevage en fûts, dont 40% de neufs. 14% (206 caisses). Garde: 2012-2016.

16

Haut-Médoc 2009 Château Bernadotte, 32,25$ (11396418)

Les bordeaux rouges de ce niveau ne courent pas les rues... Le bouquet est fin, nuancé, relevé par des notes torréfiées, genre pain grillé (le bois), toutes en finesse. Plus que moyennement corsé, il a cette élégance de texture des meilleurs bordeaux, tout en étant un peu austère. Des mêmes vinificateurs que le Pauillac Château Pichon Lalande. 50% Cabernet Sauvignon, 44% Merlot, avec élevage en fûts dont 30% de neufs. 13,5% (135 caisses). Garde: 2012-2017.

17,7

Coteaux du Languedoc 2010 Saint-Drézéry Château Puech-Haut, 24,70$ (11729585)

Vin blanc d'un domaine comptant parmi les plus réputés du Languedoc. Non boisé, et élevé en cuves sur lies fines, ce très beau vin d'une couleur dorée fait très Rhône blanc au nez avec ses notes de fruits confits à chair blanche, genre pêche blanche. La bouche a du gras, de l'éclat, les saveurs sont pures. 40% Roussanne, 40% Marsanne et 20% Carignan blanc. 14% (119 caisses). Garde: 2012-2015.

17,5

Bierzo 2010 Petalos Descientes de J. Palacios, 20,55$ (10551471)

Vin rouge espagnol, fait de 100% de Mencia, très bien coloré, et dont le riche bouquet, de fruits rouges, aux notes épicées exotiques (le bois), rappelle... les vins de Pinot noir très concentrés. Suit une bouche charnue, bien en chair, relativement corsée, sans que ce soit un mastodonte. Élevage en fûts de chêne français. 14,5% (314 caisses). Garde: 2012-2016?

17,2

Haut-Médoc 2009 Château Cambon La Pelouse 27,45$ (11345354)

Très typé 2009, grâce à sa riche couleur, mais aussi à sa concentration, également par sa teneur en alcool, ce bordeaux rouge se présente avec un bouquet de grand volume, de fruits rouges, net, plutôt unidimensionnel pour l'instant, mais qui sans doute gagnera en complexité avec quelques années de garde. Corsé, tannique, ferme, il a de l'éclat et même quelque chose d'un peu carré, et brille davantage par sa densité que par sa finesse. Assemblage final: 54% Merlot, 42% Cabernet Sauvignon et 4% Petit Verdot, avec élevage en fûts dont 40% de neufs. L'encépagement du vignoble est un peu différent, soit 58% Merlot, 38% Cabernet Sauvignon et 4% Petit Verdot. Très bon bordeaux. 14,5% (492 caisses). Garde: 2012-2017.

16,8




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