Il n'y a pas que les athlètes d'ici qui remportent des médailles à Londres cet été. Les produits du terroir aussi. Pur vodka, la crème de cassis Monna & filles ainsi que le vin de glace du vignoble du Marathonien ont remporté les honneurs de la compétition internationale des vins et spiritueux de Londres (IWSC).

Publié le 1er août 2012
Karyne Duplessis Piché, collaboration spéciale LA PRESSE

Le vin de glace du vignoble du Marathonien est déjà couvert de médailles. Il a remporté l'or dans plusieurs compétitions de New York, Paris ainsi qu'au Québec. Il vient de décrocher l'argent, pour une troisième année consécutive, au concours londonien.

« Elles sont difficiles à gagner, les médailles, à Londres, explique le vigneron Jean Joly. Il y a beaucoup plus de compétiteurs qu'à Paris. Tous les compétiteurs de vin de glace présentent leurs vins, y compris ceux d'Allemagne. »

Le vigneron n'est pas le seul Québécois à avoir décroché l'argent cette année.

La Pur vodka, préparée à Rougemont, remporte également cette couleur dans sa catégorie. Elle avait mieux performé l'été dernier. La vodka avait remporté l'or. Cette récompense lui avait permis de décrocher le titre de la meilleure vodka du monde, devançant ainsi les alcools de Russie et d'Ukraine.

Mais son producteur Nicolas Duvernois n'est pas déçu. Depuis sa commercialisation en 2009, son produit a remporté 17 médailles.

« Être le meilleur du monde au 100 mètres, c'est facile, explique-t-il. Il faut que tu arrives en premier. Mais être le meilleur au monde en vodka, c'est différent. L'alcool n'est pas une science exacte. Ça dépend des juges et des modes. »

Le choix de l'ingrédient utilisé pour préparer la vodka peut d'ailleurs influencer les juges. Plusieurs vodkas sont élaborées avec du blé ou des pommes de terre. La Pur vodka est quant à elle produite avec du maïs. Ce qui en change le goût. Les vodkas qui ont remporté des médailles d'or cette année utilisent du blé, du seigle et l'une d'entre elles est certifiée biologique.

Mais pas question pour l'homme d'affaires de changer sa recette. Nicolas Duvernois croit que sa médaille d'argent confirme la qualité et le succès de son produit.

Le bronze pour la crème de cassis des Monna

Pour une troisième année consécutive, la crème de cassis de Monna & Filles de l'Île d'Orléans récolte une médaille de bronze à Londres. La productrice Anne Monna jubile. Elle avoue cependant qu'elle aurait préféré l'or.

« On n'utilise pas les mêmes variétés de fruits que celles utilisées pour confectionner une crème de cassis plus traditionnelle, dit-elle. Notre crème de cassis est plus acidulée. Ce qui explique qu'elle peut surprendre sur des panels internationaux. »

Sur les dix gagnants de cette catégorie, seuls deux d'entre eux proviennent de l'extérieur de la France. C'est d'ailleurs la crème de Cassis de Gabriel Boudier confectionnée à Dijon, le lieu d'origine de cet alcool, qui repart avec l'or.

Tous les produits présentés à ce concours sont dégustés à l'aveugle et subissent une analyse chimique. Plus de 200 alcools canadiens ont récolté des médailles à la compétition internationale des vins et spiritueux de Londres en 2012.