Une éclaircie pointe à l’horizon pour les sportifs québécois.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

La présidente de Sports Québec, Julie Gosselin, est sortie encouragée d’une rencontre avec les autorités de santé publique pour discuter d’un déconfinement éventuel du sport organisé, vendredi après-midi.

« J’ai bon espoir que le sport pourra reprendre bientôt [au Québec], a-t-elle confié à La Presse vendredi en fin de journée. La Santé publique nous confirme au moins que le sport fait partie de la solution et ça nous permet de voir la lumière au bout du tunnel. On demande un retour à l’entraînement et on croit qu’on peut gagner cette partie-là dans un délai intéressant. »

Cette rencontre au sommet, vendredi, réunissait Sports Québec, le Réseau du sport étudiant du Québec, la Santé publique et les partenaires des organismes de sport au sein du ministère.

« Ce qui a été génial, c’est que la Santé publique nous a confirmé que le sport doit et peut faire partie de la solution actuelle, a dit la présidente de Sports Québec. C’est notre grosse victoire. La Santé publique comprend très bien nos enjeux et l’importance du sport organisé. Elle a reconnu qu’il y a eu très peu d’éclosions en sport organisé et elle veut qu’on travaille ensemble à trouver des solutions pour relancer le sport de façon graduelle et progressive. Elle ne veut pas ouvrir et avoir à reconfiner. »

La Santé publique a demandé aux organismes sportifs de lui fournir un protocole pour encadrer la pratique du sport avant et après les activités.

« Ils ne nous ont pas donné une liste de 20 trucs à changer. Ils nous ont demandé une chose. On a eu une reconnaissance de la qualité de l’encadrement pendant la pratique sportive. L’enjeu à régler, c’est l’encadrement avant et après la pratique sportive. Qu’il n’y ait pas de covoiturage, par exemple. Que les parents ne se tiennent pas ensemble avant la pratique. Que personne n’aille se chercher un café ensemble à la sortie. Si on est capables d’arriver avec un protocole clair et concerté, ça pourrait [desserrer] le frein au retour du sport organisé à l’intérieur. »

Le nombre d’éclosions demeure très bas dans le milieu du sport, affirme Julie Gosselin. « Il y a eu 44 cas d’éclosion dans le sport en général entre le 23 août et le 3 février [au Québec], mais moins de 10 dans le sport organisé. Ces chiffres-là sont très faibles. Ça me laisse espérer que le sport sera dans une bonne position lorsqu’il y aura une volonté de rouvrir d’autres secteurs. »

Les organismes sportifs s’attelleront à la tâche après le week-end. « On s’y met dès lundi avec nos membres et quelques experts et on espère fournir un premier jet du protocole d’encadrement demandé dès la semaine prochaine ! »

Julie Gosselin ne peut prédire une date de retour des activités sportives. « C’est la boule de cristal. Est-ce que nous sommes impatients ? Absolument. Je regarde la semaine de relâche, je comprends qu’on veuille tout fermer, mais on va avoir des jeunes non encadrés avec qui on pourrait facilement ouvrir des salles intérieures. Mais je les comprends de vouloir resserrer les règles pour la semaine de relâche. »

La présidente de Sports Québec a été ravie de l’ouverture des autorités de santé publique. « Il y a toujours eu un dialogue, mais je sens plus de confiance et le nombre de cas et d’hospitalisations baisse. On sait qu’ils sont prudents à cause des variants, mais on sent que le Québec commence à déconfiner et qu’on a une meilleure chance de rouvrir le sport. Si les cas et les hospitalisations descendent, on pourra être un secteur prioritaire à ouvrir. »