Il s’en est fallu de peu pour que le Québec célèbre deux champions du monde de patinage de vitesse le même jour. Dix-sept centièmes de seconde pour être précis.

Publié le 12 févr. 2021
Simon Drouin
Simon Drouin La Presse

Une heure avant la médaille d’or de Laurent Dubreuil au 500 mètres, Valérie Maltais est passée à un cheveu de réaliser le même exploit à la poursuite par équipes. Avec Isabelle Weidemann et Ivanie Blondin, la native de La Baie a terminé deuxième, rattrapée de justesse par les Néerlandaises dans l’ultime demi-tour.

Les trois Canadiennes ont jugé leur exécution et leur synchronisme un peu moins bons qu’il y a deux semaines au même endroit, alors qu’elles avaient signé une deuxième victoire consécutive en Coupe du monde.

« On a le sentiment que ce ne sont pas les Hollandaises qui nous ont battues, mais nous qui leur avons un peu donné », a estimé Maltais, médaillée de bronze l’an dernier avec le même trio.

Ireen Wüst, Irene Schouten et Antoinette de Jong ont emprunté une partie de la stratégie de leurs rivales, se servant de la rétropoussette pour se donner du rythme. Le dernier membre du trio s’est cependant préservé jusqu’au dernier virage, ce qui a permis de combler l’écart d’un dixième que les futures médaillées d’or accusaient au dernier tour. Les patineuses de la Fédération de Russie ont enlevé le bronze.

Déçue sur le coup, Maltais en tirait du positif quelques minutes plus tard. « L’an dernier, on a sauté de joie de finir troisièmes à trois secondes des gagnantes. Là, on finit à deux dixièmes. On ne peut pas trop se prendre la tête. On doit être contentes et fières de ce qu’on a accompli. On n’était même pas certaines de pouvoir faire une poursuite cette année. »

Le Canada a également remporté l’argent à la poursuite masculine avec Ted-Jan Bloemen, Connor Howe et Jordan Belchos, le copain de Maltais. La Québécoise de 30 ans s’alignera samedi à l’épreuve de départ de groupe avec Blondin.