(Kitzbühel) Pour la deuxième fois en trois jours, le Suisse Beat Feuz est sorti victorieux d’une épreuve de la Coupe du monde de ski alpin qui lui avait échappé pendant une décennie, remportant la descente de Kitzbühel sur la réputée piste de la Streif, dimanche.

The Associated Press

Nullement distrait par une brève interruption causée par un problème de luminosité survenu tout juste avant qu’il n’attaque la piste, Feuz a été particulièrement brillant dans le segment final de la course, qu’il a complétée en 1:55,29.

Feuz a devancé le Français Johan Clarey, âgé de 40 ans, par 17 centièmes de seconde. Cette performance de Clarey fait de lui le skieur le plus âgé à monter sur le podium dans les 54 ans d’histoire de la Coupe du monde de ski alpin.

L’Autrichien Matthias Mayer, vainqueur de cette course l’an dernier et deuxième vendredi derrière Feuz, a pris le troisième rang, à 38 centièmes de seconde du vainqueur.

Des quatre Canadiens inscrits, Benjamin Thomsen a été le meilleur avec une 34e place, en 1:57,94.

Si l’épreuve de vendredi avait été marquée par de nombreuses chutes, dont celles du Suisse Urs Kryenbühl et de l’Américain Ryan Cochran-Siegle, la course de dimanche n’a fait aucun blessé. Seulement trois des 52 participants n’ont pu terminer la descente.

Cette deuxième victoire consécutive de Feuz a été enregistrée sur un circuit qu’il a négocié pour la première fois en 2010 et où il s’était classé deuxième à quatre reprises lors des cinq dernières années.

« C’est très spécial. Deux victoires à Kitzbühel cette semaine, c’est incroyable. C’est une sensation incroyablement belle », a décrit Feuz.

« La descente a été bonne, mais à l’arrivée, je ne pensais pas que ce serait suffisant », a ajouté Feuz, qui accusait un recul de 42 centièmes de seconde sur Clarey à mi-chemin de la descente.

De son côté, Clarey se consolait à l’idée d’avoir concédé la plus haute marche du podium à un maître de la discipline.

« Une victoire aurait été mieux, mais je suis derrière le meilleur descendeur des cinq dernières années », a analysé Clarey, qui compte huit podiums en carrière en Coupe du monde, mais aucune victoire.