Il y a des victoires sportives qui ont plus de lustre que d’autres. C’est ce qu’a vécu Valérie Maltais, vendredi, à la poursuite par équipe féminine de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste d’Heerenveen (Pays-Bas).

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Plus de dix mois après le début de la pandémie et bien des obstacles pour s’entraîner sur glace, les patineurs de vitesse longue piste canadiens ont démontré qu’ils faisaient encore partie de l’élite mondiale. En plus de la victoire des femmes, la formation masculine a décroché le bronze.

« Cette victoire est significative compte tenu de toutes les embûches que nous avons eues au cours des derniers mois. On peut être fières de ça ! » a lancé Maltais qui a fait équipe avec les Ontariennes Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann pour stopper le chrono à 2 minutes 56,718 secondes et ainsi devancer au classement les Pays-Bas (+0,32 s) et la Norvège (+2,52 s).

« Nous avons été agréablement surprises de notre course et de la façon dont nous nous sommes senties sur la glace. Nous avons mis beaucoup d’efforts dans cette épreuve, car nous savions que nous pouvions réunir nos forces pour être meilleures. On a bien montré le travail que nous avons fait », a-t-elle ajouté.

Privée de l’anneau de Calgary depuis quelques mois en raison d’un bris d’équipement, l’équipe canadienne a dû faire preuve de débrouillardise et d’imagination pour avoir un minimum d’heures de glace. Aux Pays-Bas depuis une dizaine de jours dans une bulle sanitaire qui se poursuivra jusqu’en février, Maltais avait déjà de bonnes sensations à l’entraînement et elle sentait que les choses iraient bien, même si l’ordre des relayeuses avait été remanié et qu’elle partait maintenant en premier.

« Tout cela a fait en sorte que nous nous sommes soudées ensemble avec tellement de nouveaux éléments. J’étais extrêmement nerveuse de commencer la course. J’ai l’impression que nous étions plus concentrées sur les détails techniques et tactiques que sur notre performance. […] Il y a eu un petit écart à la fin de la course parce j’ai perdu de la vitesse en poussant Ivanie pour son dernier relais. Au moins, ça n’a pas trop coûté au chrono. »

L’athlète originaire de La Baie a eu son lot de belles performances sur la scène internationale, tant en courte piste qu’en longue piste. La victoire de sa première course en 2021 a une saveur bien particulière pour elle.

« Je suis vraiment fière. Avec les filles, nous avions une énergie unifiée et cela a payé. (Ce résultat) nous soulage énormément et il y a aussi les garçons qui gagnent une médaille. Ça confirme que nous sommes capables d’être à l’extérieur de la glace et de faire du bon travail. Je ne revivrais pas ça (le confinement), car ça n’a pas été facile, mais ça nous rend fières de n’avoir jamais abandonné. Nous savions que nous étions en forme, mais nous ne savions pas ce que cela donnerait avec l’intensité de la course. »

Ted-Jan Bloemen, Jordan Belchos et Connor Howe ont été médaillés de bronze au volet masculin de l’épreuve.

Plus tard vendredi, Maltais s’est aussi qualifiée pour la finale de l’épreuve de départ groupé qui aura lieu samedi.

« Ça fait longtemps qu’on a vécu une telle intensité… mais ça fait du bien ! » a conclu l’athlète.

Laurent Dubreuil, Alex Boisvert-Lacroix et Béatrice Lamarche seront eux aussi en piste samedi.