Chez Fresh Air Experience à Ottawa, un magasin d’articles de sport spécialisé dans les vélos en été et les skis de fond en hiver, la demande d’équipement de ski ne décolle habituellement qu’avec les premiers flocons de neige.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Mais les affaires sont déjà en plein essor, des mois plus tôt que prévu.

Après des ventes record de vélos pendant la première partie de la pandémie de COVID-19, le propriétaire de Fresh Air, Jon Digney, observe le même phénomène avec les skis de fond. Il prend des rendez-vous pour des achats en magasin jusqu’à trois semaines à l’avance.

« D’habitude, entre le vélo et le ski, il y a une accalmie en octobre et novembre. Le magasinage de Noël démarre début décembre », a raconté M. Digney.

« Cette année, c’est déjà à toute vitesse. Il n’y a eu aucune transition. Nous sommes passés directement des vélos aux skis en une journée. »

S’il y a un bon côté à la pandémie mondiale, depuis huis mois, c’est que les Canadiens ont redécouvert le plein air.

Mais l’hiver apportera de nouveaux défis. Bien que nous connaissions l’importance de l’air frais et du mouvement pour la santé physique et mentale, le froid et les jours plus sombres et plus courts pousseront les gens à l’intérieur.

Gabor Csonka, président du Foothills Nordic Club de Calgary, n’est pas surpris que les clients se ruent sur l’équipement de ski de fond. Les avantages du sport, dit-il, sont nombreux.

« Vous êtes à l’extérieur dans un bel environnement parmi les arbres et dans les collines. Les humains ont besoin de se connecter à la nature », a-t-il déclaré. « Et vous n’avez pas besoin d’être en contact étroit avec qui que ce soit, mais vous pouvez aussi skier avec quelqu’un et avoir une conversation agréable.

« C’est une sensation fantastique d’aller skier tranquillement, avec de l’espace, à travers les bois. »

Après avoir vu des parcs bondés de randonneurs d’été, M. Csonka espère que l’infrastructure et les services suffiront à l’achalandage attendu.

« Avons-nous assez de places de stationnement, de toilettes et de sentiers damés ou entretenus ? », a-t-il demandé. « C’est un défi. »