Ski de fond Canada planche sur un projet de Tour de ski qui se tiendrait dans les régions de Québec, de Gatineau/Ottawa et de Canmore, en Alberta, en février 2016. Si le projet se concrétise, il s'agira du plus important rendez-vous en ski de fond de la saison 2016.

Mis à jour le 24 sept. 2013
Simon Drouin LA PRESSE

Des représentants de la fédération et des organisateurs se rendront à Zurich la semaine prochaine pour approfondir les détails de cet événement qui a reçu l'approbation de la Fédération internationale de ski (FIS) lors d'une conférence en Croatie, au début du mois de juin.

«La FIS nous a donné le feu vert et le comité de ski de fond nous a ensuite demandé des mises à jour sur le budget global du tour et des plans d'affaires pour chacun des trois sites intéressés, a précisé hier Dave Dyer, directeur des événements à la fédération canadienne. Nous sommes à réunir ces documents et nous rencontrerons les gens du comité exécutif de la Coupe du monde au congrès d'automne à Zurich.»

Calquée sur le Tour de ski qui a lieu chaque hiver en Allemagne et en Italie, la version canadienne se tiendrait sur deux semaines et comprendrait huit ou neuf jours de course répartis entre les trois lieux prévus. Comptant pour le classement de la Coupe du monde, ce type d'épreuve comprend un classement cumulatif, comme une course par étapes en cyclisme sur route.

Le budget de fonctionnement prévu pour le Tour de ski canadien oscille entre 6,5 et 7 millions de dollars, a indiqué M. Dyer.

À Québec, les compétitions se tiendraient au centre-ville et au mont Sainte-Anne, où d'importants travaux de mise à jour des installations seraient cependant nécessaires. En Alberta, la fédération étudie la possibilité de tenir une épreuve à Lake Louise.

«Pour un tour avec des sites multiples, la FIS recherche un équilibre entre les épreuves de sprint et de distance, entre les styles classique et libre et entre les événements de type promotionnel, comme le sprint qui a eu lieu à Québec l'hiver dernier, et un sprint plus traditionnel que pourrait, par exemple, offrir un site comme Canmore», détaille M. Dyer.

À défaut de Jeux olympiques ou de Championnats du monde, le Tour de ski canadien, qui ne serait pas un événement récurrent, se voudrait le rendez-vous sportif le plus important de la saison 2016. «On pense à quelque chose de statut équivalent qui laisserait un héritage durable et serait vu positivement par les athlètes concernés», précise le directeur des événements.

Succès populaire et organisationnel, les deux étapes de Coupe du monde présentées à Québec et Canmore en décembre ont souffert du désintérêt de quelques vedettes du circuit, qui avaient préféré se reposer en Europe.

Pas de risques que cela se répète dans le cadre d'un Tour de ski en 2016, assure Alex Harvey. «Sans Jeux olympiques ou Championnats du monde, le classement de la Coupe du monde est super important», souligne-t-il.

«Dans un format de tour, il y a toujours beaucoup de points, enchaîne le médaillé de bronze en sprint aux derniers Mondiaux. Et habituellement, le classement cumulatif donne le quadruple des points. Ça deviendrait un peu le grand rendez-vous de l'année. Avoir ça chez nous, à Québec encore une fois, c'est une bonne nouvelle, c'est sûr.»