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Marie-Michèle Gagnon frappe un grand coup

À son 106e départ en carrière, Marie-Michèle Gagnon... (PHOTO LEONHARD FOEGER, REUTERS)

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À son 106e départ en carrière, Marie-Michèle Gagnon a signé sa première victoire sur le circuit de la Coupe du monde.

PHOTO LEONHARD FOEGER, REUTERS

Erik Guay n'est pas le seul skieur québécois rapide sur ses skis cet hiver. Sans faire de bruit, Marie-Michèle Gagnon, 24 ans, connaît aussi une saison remarquable. Dimanche, la skieuse de Lac-Etchemin a frappé un grand coup en remportant le super combiné d'Altenmarkt, en Autriche, sa première victoire en Coupe du monde. De quoi la mettre en orbite en vue des Jeux olympiques de Sotchi.

Depuis le temps qu'on la voit venir. Même les commentateurs autrichiens l'avaient rangée parmi les favorites lors de la cérémonie de remise des dossards, devant des milliers de spectateurs, samedi soir à Altenmarkt. Il lui restait à confirmer ce statut. Et à trouver la confiance qui l'a parfois empêchée de réaliser son plein potentiel dans le passé.

Marie-Michèle Gagnon a frappé un grand coup en remportant le super combiné de la Coupe du monde d'Altenmarkt, dimanche, en Autriche. Seizième à l'issue de la manche de super-G, elle a mis à profit ses qualités de technicienne pour arracher la victoire en slalom, signant son premier succès à son 106e départ sur le circuit.

«C'était l'un de mes rêves de gagner une Coupe du monde. C'est quelque chose d'immense. Tu ne réalises pas l'impact tant que tu n'es pas dedans. Eh bien, aujourd'hui, je suis la skieuse la plus rapide sur la planète entière!», a indiqué Gagnon en téléconférence avec les médias canadiens, «encore un peu sur le shake», plus de cinq heures après cette victoire-surprise.

Parce que la skieuse de Lac-Etchemin n'avait pas réussi le super-G souhaité, trompée par une porte «à l'aveugle» qu'elle a trop anticipée. Elle a donc cédé 1,4 seconde à la meneuse, l'Autrichienne Nicole Hosp, tout en se contentant d'une priorité de moins d'une seconde sur les quelques techniciennes qui s'élanceraient les premières sur un parcours vierge à la deuxième manche.

«J'ai suivi mon plan et j'ai juste pensé à mes points-clés, a-t-elle raconté. J'ai fait une belle manche, sans erreurs, solide. Je n'ai rien fait de spécial. Aujourd'hui, c'était assez pour la victoire.»

Sentant que le podium était plus que probable, Gagnon a compris qu'un événement exceptionnel pouvait se produire en voyant que Hosp, une excellente slalomeuse, avait perdu du temps au premier passage intermédiaire. «À l'arrivée, quand j'ai vu que j'étais première, je suis tombée sur les genoux et je me suis dit: mon Dieu, c'est fait, ta première victoire sur le circuit, c'est dans la banque maintenant.»

La Québécoise a devancé dans l'ordre l'Autrichienne Michaela Kirchgasser (+ 0,32) et l'Allemande Maria Höfl-Riesch (+ 0,39), deux vétérans qui l'ont félicitée pour ce premier succès. Hosp a fini quatrième.

«Michaela a eu le même genre de parcours que moi, avec des hauts et des bas, a souligné Gagnon. Elle a dit: «Je suis tellement contente pour toi, je savais que ça s'en venait.» C'était vraiment encourageant d'entendre ça d'une Autrichienne, dans son propre pays, sa région. C'était vraiment cool.»

Geneviève Simard était la dernière skieuse québécoise gagnante d'une épreuve de Coupe du monde. En janvier 2004, elle avait pris le premier rang d'un super-G à Cortina. Mélanie Turgeon a aussi remporté un super-G à Innsbruck, en février 2000.

Gagnon compte un autre podium à son palmarès, une troisième place en slalom à Äre, en mars 2012.

Athlète intense et exigeante, elle a connu des hauts et des bas l'hiver dernier, où elle a fini huitième en géant aux Mondiaux de Schladming. Elle a donc entrepris cette saison-ci en modérant ses attentes, une attitude qui lui a souri.

Avant cette victoire, elle avait enregistré 7 résultats parmi les 10 premières, dont des 5e, 6e, 4e et 5e positions en slalom. Il lui restait une marche à franchir. «Il a vraiment fallu que je sois patiente, que je construise ma confiance peu à peu. Le résultat aujourd'hui démontre que j'étais sur la bonne voie», a-t-elle noté.

Gagnon a pu partager ce moment de bonheur avec son copain, le skieur américain Travis Ganong, qui a profité d'une rare journée de congé pour venir l'encourager. «Il a une bonne moyenne; je fais toujours bien chaque fois qu'il vient me voir courir», a-t-elle constaté. «C'est le fun de l'avoir aux courses. Ça me donne l'impression que c'est un événement moins important, comme si c'était une journée comme une autre, comme quand je vais au gym durant l'été, relaxe.»

Décontractée elle sera pour sa prochaine course, le slalom nocturne de Flachau, demain. Gagnon rentrera ensuite au Québec pour se reposer avant d'entreprendre la dernière ligne droite avant les Jeux olympiques de Sotchi. Où elle sera encore plus attendue.




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