La skieuse britannique Chemmy Alcott a vu sa saison se terminer abruptement la semaine dernière à Lake Louise. Elle a subi une fracture ouverte du tibia et du péroné sur une chute à l'entraînement en descente.

Simon Drouin LA PRESSE

Une lourde perte pour la modeste équipe britannique.

Dans une moindre mesure, l'équipe canadienne a aussi accusé le coup.

Depuis l'été, Alcott, 28 ans, s'entraînait à temps plein avec les skieuses canadiennes. Baromètre lors des manches chronométrées, elle partageait son expérience avec les jeunes coureuses. Surtout, cette athlète colorée contribuait largement à la bonne humeur générale qui règne au sein du groupe.

«C'est une fille vraiment sautée, vraiment le fun à côtoyer, souligne Marie-Michèle Gagnon. Elle a toujours plein d'idées folles en tête. C'est une bonne leader. Elle donne des conseils, elle est super encourageante. Elle a apporté une nouvelle ambiance à notre équipe.»

Gagnon a une bonne idée de ce qui attend Alcott, 13e de la descente olympique à Vancouver. Elle a elle-même été victime d'une fracture ouverte tibia-péroné lors d'un entraînement à l'automne 2007. «C'est moins pire que ça en a l'air, jure-t-elle. C'est sûr que ça a ouvert, mais ça a vraiment bien repris. Quatre mois plus tard, je recommençais à skier.»

La skieuse de Lac-Etchemin a même connu les meilleurs moments de sa jeune carrière dès la saison suivante, raflant le titre général en Nor-Am en claquant deux tops 10 en Coupe du monde.

Le Canadien John Kucera est moins chanceux. Il a été éprouvé par la même blessure il y a un an lors du super-G de Lake Louise. Mais un os a déchiré un muscle du mollet. Le champion mondial de la descente recommence à peine à skier. Au mieux, il reprendra la compétition au début février, mais cela reste hypothétique.