Maria Riesch a offert à l'Allemagne sa deuxième médaille d'or des Championnnats du monde de ski alpin de Val d'Isère (Savoie), en slalom samedi deux jours après celle de Kathrin Hölzl en géant.

Mis à jour le 14 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Avant cette semaine, le dernier titre mondial de l'Allemagne remontait à celui de Martina Ertl en super-combiné à Sankt Anton (Autriche) en 2001. Riesch, 24 ans, qui domine cette saison la Coupe du monde de slalom avec quatre victoires entre décembre et janvier, avait mal démarré ces Mondiaux à Val d'Isère, où elle s'était fait mal en chutant lors d'un entraînement en vue de la descente la semaine passée.

La Tchèque Sarka Zahrobska, championne du monde à Äre (Suède) en 2007, a pris l'argent et la Finlandaise Tanja Poutiainen, déjà médaillée de bronze jeudi en géant, complète le podium.

L'Italienne Manuela Mölgg, qui avait signé samedi le meilleur temps de la première manche, a enfourché dans les ultimes portes après avoir multiplié les fautes.

L'Américaine Lindsey Vonn et la Française Sandrine Aubert, 2e et 3e à l'issue du premier tracé, sont, elles, tombées sur le haut du parcours, laissant ainsi le podium à Riesch, seulement 6e dans la matinée.

La double championne du monde, contrainte de skier avec une atelle au poing droit depuis qu'elle s'est entaillé le pouce en fêtant lundi sa victoire en descente au Champagne, n'égalera pas les trois médailles d'or empochées par la Suédoise Anja Pärson il y a deux ans.

Fait rare, aucune Autrichienne ne s'était qualifiée pour la seconde manche.

À Sandrine Aubert, «je vais lui dire que ce n'est pas grave d'avoir raté, car ce serait beaucoup plus grave d'avoir voulu faire du petit ski. Elle a voulu tout donner, elle a tout donné, il n'y a rien à regretter», a déclaré aux journalistes le président français Nicolas Sarkozy, présent dans les tribunes.

«Je pense que j'ai trop voulu en faire, forcer ma manière de skier», a souligné la skieuse des Deux-Alpes, qui ne voulait pas se contenter d'une 3e place.