Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges a terminé à 58,9 secondes du gagnant, le Norvégien Sjur Roethe. Ce dernier a devancé au sprint le Russe Alexander Bolshunov et son compatriote Martin Johnsrud Sundby.

SIMON DROUIN LA PRESSE

Décroché vers la fin de la première portion de 15 km classique, Harvey a tout tenté pour revenir sur le groupe de tête composé de sept coureurs. Seul à assumer le travail dans le groupe de poursuivants, il a tout tenté, mais l'écart n'a fait que se creuser.

« Les deux premiers tours [sur quatre en pas de patin], j'étais seul devant et personne ne prenait des relais, a-t-il noté à sa sortie de piste. C'était dur. Je me sentais bien en skate, vraiment bien. Je n'étais juste pas assez bon en classique. »

L'athlète de 30 ans savait que le classique était son talon d'Achille. Quand Bolshunov et le Finlandais Iivo Niskanen (4e) ont attaqué, il n'avait pas les ressources pour les suivre.

« Ces dernières années, c'est vraiment en pas de patin que je suis meilleur. Je savais que si Iivo et Bolshunov allaient vraiment à fond, je n'avais pas beaucoup de chances de les suivre. J'y croyais quand même, mais je savais que ça allait être difficile. C'était juste un peu trop difficile de suivre. »

Sa bonne prestation en style libre l'encourage pour le 50 km du 3 mars, où il prendra le départ avec le dossard de champion en titre. 

« Je me suis battu jusqu'au bout, a-t-il noté. La sixième place, je suis allé la chercher vraiment in extremis à la fin. J'ai donné tout ce que j'ai pu. J'étais juste vraiment pas assez fort en classique aujourd'hui. »

Afin de se préserver pour le 50 km, Harvey a décidé de ne pas prendre le départ au sprint par équipes de dimanche.