Un rapport nouvellement rendu public affirme que l’intimidation, le harcèlement et la discrimination existent dans la Ligue canadienne de hockey (LCH) et que l’inconduite à l’extérieur de la patinoire est une « norme culturelle ».

Publié le 22 janvier
La Presse Canadienne

L’organisation, qui regroupe la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la Ligue junior de l’Ontario et la Ligue junior de l’Ouest, a donné le mandat, en juillet 2020, à un groupe de travail indépendant de réviser les politiques et pratiques de la LCH en ce qui a trait aux initiations, aux abus, au harcèlement et à l’intimidation.

Dans son rapport, le comité indique qu’un « code du silence tacite » fait en sorte que l’inconduite peut continuer et empêche les athlètes de dévoiler leurs expériences. Le rapport ajoute que les mauvais traitements peuvent avoir des répercussions psychologiques à long terme sur les joueurs.

Le rapport inclut aussi 13 recommandations et indique que la ligue doit apporter des changements comportementaux, structurels et à ses politiques pour promouvoir la sécurité des joueurs.

Dans un communiqué rendu public vendredi, la LCH a affirmé que la majorité des recommandations du rapport ont été mises en œuvre ou sont sur le point de l’être.

Le groupe de travail était présidé par Camille Thériault, un ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick. Il réunissait aussi Danièle Sauvageau, ancienne entraîneure-chef de l’équipe de hockey féminin du Canada, et Sheldon Kennedy, un ancien joueur de la Ligue nationale de hockey.

Le groupe de travail a remis son rapport à la LCH en décembre 2020, mais la ligue ne l’a rendu public que vendredi.