Seuls les fous ne changent pas d’idée. Jesse Ylönen a choisi son camp.

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

L’espoir du Canadien a confié au journal finlandais Ilta-Sanomat qu’il était revenu sur sa décision et qu’il recevrait finalement un vaccin contre la COVID-19.

La Presse a révélé dimanche dernier qu’Ylönen, 21 ans, était le seul joueur invité au camp des recrues du Canadien à ne pas être adéquatement vacciné. Pour cette raison, il avait dû se soumettre à une quarantaine à son entrée au Canada, ce qui lui a fait rater les premiers jours du camp ainsi que deux matchs hors concours disputés contre les jeunes joueurs des Sénateurs d’Ottawa.

Le Finlandais, choix de deuxième tour du club en 2018, a néanmoins été invité au camp d’entraînement principal du Canadien, qui se mettra en branle ce jeudi.

Ylönen a expliqué au journaliste Ville Touru n’avoir pas subi de pression de la part de l’organisation et qu’au bout du compte, la décision de se faire vacciner ou non lui revenait. Après réflexion, il est néanmoins arrivé à la conclusion que « la saison aurait été difficile » s’il n’avait pas changé sa position.

L’attaquant, qui devrait jouer cette saison avec le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine, n’aurait vraisemblablement pu disputer les matchs du club-école du Canadien aux États-Unis, puisqu’il aurait dû se soumettre à une quarantaine à chaque retour au pays. Cela l’aurait privé de 22 des 72 matchs du Rocket.

Son statut avec le Canadien aurait en outre été sérieusement compris.

Selon le protocole établi par la LNH en collaboration avec l’Association des joueurs, les joueurs du circuit qui décident de ne pas se faire vacciner seront privés de salaire pour les matchs qu’ils ne pourront disputer en raison de leur choix ou encore pour ceux qu’ils rateront s’ils sont infectés par la COVID-19 après avoir enfreint les règles sanitaires en vigueur.

On peut déduire qu’Ylönen, qui serait l’un des premiers joueurs rappelés des mineures en cas de blessures chez le Canadien, aurait reculé de plusieurs rangs dans la hiérarchie de l’organisation. Il devrait toutefois retrouver ses galons avec son vaccin.

Bertuzzi et Rinaldo

Tyler Bertuzzi est jusqu’ici le nom le plus connu parmi les quelques joueurs de la LNH dont on sait qu’ils ne sont pas vaccinés. La jeune vedette des Red Wings de Detroit ratera ainsi tous les matchs que son équipe disputera sur le sol canadien en 2021-2022 et mettra une croix sur 450 000 $ en salaire.

Plus tôt cette semaine, les Blue Jackets de Columbus ont indiqué que Zac Rinaldo ne se présenterait pas au camp d’entraînement du club et qu’il ne jouerait pas non plus dans la LNH cette saison.

Rinaldo, qui s’est exprimé le week-end dernier dans un rassemblement du Parti populaire du Canada, formation politique qui s’oppose au passeport vaccinal, n’a toujours pas reçu de vaccin. Les Jackets l’ont donc affecté à leur club-école de la Ligue américaine jusqu’à nouvel ordre. L’organisation avait également montré la porte, il y a quelques jours, à l’entraîneur adjoint Sylvain Lefebvre pour les mêmes raisons.