En devenant officiellement l’entraîneur-chef du Canadien, mardi, Dominique Ducharme avait laissé savoir qu’il souhaitait garder à ses côtés ses adjoints Luke Richardson et Alex Burrows. Voilà un dossier de réglé, puisque le premier s’est entendu sur les termes d’une prolongation de contrat de trois ans, mercredi.

Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

« Ils ont fait un très bon travail. Ils devraient être de retour avec nous, ce n’est qu’une question de temps pour moi », avait précisé Ducharme lorsque questionné sur ses adjoints en point de presse, mardi.

Richardson fait partie du groupe d’entraîneurs du Tricolore depuis juillet 2018. Avec cette prolongation de contrat, il sera derrière le banc du Canadien jusqu’à la saison 2023-2024.

« C’est génial, a-t-il dit en conférence de presse, mercredi. C’est une franchise historique et c’est spécial d’en faire partie. Je n’ai pas eu la chance de jouer pour eux [le Canadien], donc j’essaie d’en profiter en tant qu’entraîneur adjoint. »

L’homme de 52 ans a mentionné vouloir contribuer à mener le Canadien « là où il devrait être : champion de la ligue ».

« Ce serait un honneur d’y arriver. C’est pour ça que je suis là. J’aime gagner, Montréal veut gagner, c’est une belle combinaison », a-t-il lancé.

« Dom [Ducharme] et moi sommes devenus de bons amis, a-t-il ajouté. Nous parlons beaucoup ensemble, pas juste de hockey, mais aussi d’autre chose. Nous sommes tous les deux calmes. Nous avons beaucoup de choses en commun. Nous travaillons bien ensemble, alors c’était une évidence pour moi de revenir. »

Lorsque Ducharme a reçu un diagnostic de COVID-19 pendant les séries éliminatoires qui viennent de se terminer, Richardson a été appelé à le remplacer pour six rencontres, soit quatre en demi-finale et deux en finale.

Son grand fait d’armes restera d’avoir mené ses troupes jusqu’en finale, en éliminant les Golden Knights de Vegas. Il a d’ailleurs donné beaucoup de crédit au groupe de joueurs, soulignant notamment le travail des quatre défenseurs du top 4 : Shea Weber, Joel Edmundson, Ben Chiarot et Jeff Petry.

« Les joueurs étaient fantastiques cette année en séries, a-t-il évoqué. C’était tellement une belle atmosphère. C’est spécial de faire partie de ça. C’est difficile de trouver ça de nos jours, pas juste au hockey ou dans le sport, mais dans n’importe quel groupe. Avec la COVID-19 cette année, c’était difficile, alors de faire partie de cette famille, c’était une décision facile. »

Un entraîneur apprécié

Richardson baigne dans le milieu du coaching depuis 2008. Il a d’abord passé trois saisons et demie comme adjoint avec les Sénateurs d’Ottawa de 2009 à 2012, avant de devenir entraîneur-chef du club-école de l’équipe, située à Binghamton, pendant quatre saisons de 2012 à 2016.

Dans un article publié par La Presse pendant les séries éliminatoires, l’adjoint de Richardson à l’époque, Steve Stirling, avait raconté quelques anecdotes à son sujet. Des anecdotes qui en disaient long sur le leadership du natif d’Ottawa.

« Parfois, il allait carrément jouer comme huitième défenseur pour nous éviter de faire des rotations pendant les exercices, a relaté Stirling. Ce n’était pas par nostalgie de sa carrière de joueur. C’était simplement sa façon de démontrer que ce qu’il exigeait, c’était faisable. »

En séries, Chiarot avait aussi livré un bel hommage à l’entraîneur : « Je pense que je parle pour tous nos défenseurs en disant qu’on passerait tous à travers un mur pour Luke. Car il ferait la même chose pour nous », avait-il dit.

Richardson a connu une longue carrière de 21 ans dans le circuit Bettman. Septième choix au total du repêchage de 1987, l’ancien défenseur a joué 1417 matchs et récolté 201 points avec six équipes différentes.

Questionné à savoir s’il aimerait éventuellement être entraîneur-chef dans la Ligue nationale, il a répondu par l’affirmative, tout en précisant qu’il n’y avait que très peu de postes disponibles année après année.

« Si je ne peux pas être entraîneur-chef dans cette ligue en ce moment, il n’y a pas de meilleure place pour être adjoint qu’à Montréal », a-t-il affirmé.

Il reste maintenant à voir ce qu’il adviendra de Burrows, qui était du groupe d’entraîneurs pendant le long parcours en séries. Si l’on se fie aux déclarations de Ducharme, ce dossier devrait aussi se régler prochainement. Richardson a d’ailleurs souligné la « bonne énergie » qui régnait cette saison au sein du groupe d’entraîneurs, tant sur que hors glace.

Un troisième adjoint devrait aussi s’ajouter à l’équipe, comme l’a laissé savoir l’entraîneur-chef mardi.