C’est fort probablement sans Josh Anderson que le Canadien tentera de retrouver le chemin de la victoire, samedi soir contre les Jets, à Winnipeg.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Dominique Ducharme, le nouvel entraîneur-chef du Tricolore, a mentionné qu’Anderson représentait un cas « peu probable » pour le match. Le gros ailier droit a subi la blessure en première période, jeudi, lorsqu’il a subi un croc-en-jambe du défenseur Dylan DeMelo. Il a raté les entraînements de vendredi et de samedi matin.

Son absence, si elle se confirme, permettra à Jake Evans de réintégrer la formation, lui qui avait été laissé de côté jeudi, pour la première fois de la saison.

Du reste, Ducharme n’a pas précisé s’il apportait des changements en défense. S’il opte pour le statu quo, Victor Mete sera de nouveau surnuméraire.

Impossible, cependant, de connaître les trios et les duos de défenseurs, puisque selon le confrère Renaud Lavoie, de TVA Sports, qui est sur place à Winnipeg, le Canadien n’a pas montré de trios à l’entraînement.

Jake Allen défendra le filet du Tricolore, tandis que Connor Hellebuyck sera devant celui des Jets.

Paul Maurice n’apportera aucun changement à sa formation.

Un premier « vrai » match

La rencontre de samedi devrait donner un meilleur aperçu de ce que Ducharme souhaite implanter avec le Canadien. Rappelons qu’il a été nommé entraîneur-chef mercredi, une journée sans entraînement, et n’avait donc eu qu’un court entraînement matinal pour préparer la rencontre de jeudi.

PHOTO JOHN WOODS, LA PRESSE CANADIENNE

Dominique Ducharme a dirigé le Tricolore pour la première fois jeudi soir, à Winnipeg.

Cette fois, il a eu un entraînement d’une heure vendredi, puis l’exercice de samedi matin au cours duquel, selon les confrères sur place, il multipliait les instructions à ses joueurs.

« Jeudi, on a eu une rencontre la veille au soir, et un entraînement matinal. On a indiqué certaines choses sur lesquelles on voulait que les gars se concentrent, mais on n’a pas eu de temps pour s’entraîner, avec tout ce qui s’était passé dans les heures qui précédaient le match. Notre début de match ne m’a pas dérangé, puis on a craqué. On comprend mieux maintenant pourquoi. Ce soir, j’ai bon espoir de voir une progression dans les quatre ou cinq choses dont on a parlé.

Le Tricolore tentera de freiner sa séquence de défaites à quatre. Dans ces quatre revers, l’équipe a accordé six buts en 16 désavantages numériques, pour un taux de « succès » de 62,5 %. On devine que cet aspect du jeu fera partie des correctifs suggérés aux joueurs.

« C’est juste de simplifier notre approche, connaître nos positions et savoir qui couvrir. En début de saison, on savait quand être agressif et quand être patients », a résumé Evans.

Un match tard !

Les téléspectateurs du Québec ont l’habitude des matchs à 22 h, quand le Tricolore joue à Vancouver ou en Californie. Mais pas à Winnipeg !

Le match de samedi soir s’amorcera bel et bien à 22 h, heure de l’Est, donc… à 21 h, heure de Winnipeg !

Les Jets en seront à un troisième match à 21 h cette saison. Ils ont remporté le premier 6-3 contre Ottawa, avant de s’incliner 4-1 contre Vancouver lors du deuxième.

Malgré l’heure tardive du match, les deux équipes ont tenu leur entraînement matinal aux heures habituelles (10 h 30 pour l’équipe à domicile, 11 h 30 pour l’équipe visiteuse).

« Ça donne 30 minutes de plus de sieste aux joueurs !, a lancé Paul Maurice, l’entraîneur-chef des Jets. On n’ajoute pas de réunion à notre journée, car on essaie de les limiter et de tout faire à distance.

« On apprend encore à apprivoiser ces heures de début de match, a poursuivi Maurice. On n’a pas vraiment aimé notre match contre Vancouver. Eux arrivaient de l’est, et nous, on avait l’air d’une équipe qui jouait à 21 h ! En séries, on a eu plusieurs matchs à 20 h. Si on a un avantage, c’est qu’on est habitués à des heures bizarres, car il n’y a aucune autre équipe dans notre fuseau dans la division. Avec le temps, ça pourrait devenir un avantage pour nous. »

« Je ne dirais pas que ça dérange notre routine, a jugé l’attaquant Andrew Copp. Quand nous avons moins de temps, la routine est dérangée. Mais là, c’est simplement que tout est repoussé. Il y a du basketball de l’Université du Michigan cet après-midi, donc je serai correct ! Mais sinon, c’est un peu long. Tu découvres de petites nuances pour te tenir occupé, comme repousser l’heure de la sieste ou manger un peu plus. »

Chez le Canadien, Ducharme a esquissé un sourire lorsqu’on lui a demandé comment il comptait utiliser les deux heures supplémentaires à sa disposition.

« Ça ne sera pas compliqué, je vais récupérer un peu de sommeil ! Les joueurs sont des professionnels, ils vont se préparer comme à l’habitude, et vont peut-être ajuster l’heure à laquelle ils mangent. »

La formation probable des Jets

Dubois-Scheifele-Wheeler
Connor-Stastny-Ehlers
Copp-Lowry-Appleton
Perreault-Thompson-Lewis

Forbort-Pionk
Morrissey-Beaulieu
Niku-DeMelo

Hellebuyck