(Stateline) Quelques joueurs ont pris en photo le lac Tahoe et les majestueuses montagnes du Sierra Nevada lorsqu’ils ont vu pour la première fois la patinoire extérieure qui accueillera deux matchs de la LNH ce week-end.

Publié le 19 févr. 2021
Josh Dubow Associated Press

D’autres ont simplement été imprégnés par l’environnement avant de sauter sur la patinoire pour un entraînement qui a rappelé leur jeunesse, quand plusieurs joueurs ont commencé à jouer au hockey sur des lacs gelés.

On peut dire que les patinoires improvisées de l’époque n’auront rien à voir avec celle qui sera utilisée par les Golden Knights de Vegas, l’Avalanche du Colorado, les Flyers de Philadelphie et les Bruins de Boston.

« C’est la plus belle patinoire extérieure que j’ai vue de ma vie, a mentionné l’entraîneur-chef des Golden Knights, Peter DeBoer, vendredi. Les gars ont vraiment aimé l’entraînement d’aujourd’hui. C’est impressionnant de marcher et de voir les montagnes et le lac en arrière-plan. La seule chose qui nous manque, ce sont les partisans. »

Alors que la pandémie de COVID-19 limite le nombre de partisans aux matchs, la LNH a saisi l’occasion de tenir deux parties extérieures dans un environnement unique aux 30 autres matchs à s’être tenus dans un stade.

La ligue a construit une patinoire sur l’allée du 18e trou de club de golf Edgewood Tahoe Resort, qui est situé sur les rives du lac Tahoe et qui est entouré d’arbres. Les montagnes enneigées du Sierra Nevada dominent quant à elles l’arrière-plan.

« C’est un sentiment très plaisant, a indiqué le capitaine de l’Avalanche, Gabriel Landeskog. L’environnement parle de lui-même. Vous pouvez voir les photos, mais ça ne rend pas vraiment justice. C’est la forme de hockey la plus pure. Ce sera très plaisant. »

Les Golden Knights ont été les premiers à prendre part à un entraînement. DeBoer a d’abord tenu une séance habituelle avant de permettre aux joueurs de jouer à trois contre trois.

Les joueurs ont pris le temps de s’habituer aux éléments extérieurs. La glace était en bon état pour une surface extérieure, mais elle « colle » un peu plus et sera plus lente que lors d’un match intérieur.

Les plus gros problèmes pourraient être l’éblouissement du soleil, le vent et l’altitude de plus de 6000 pieds au-dessus du niveau de la mer.

Il y a ensuite les distractions liées au paysage.

« Pendant la partie, je suis sûr que tout le monde sera très concentré, a exprimé l’attaquant des Golden Knights Reilly Smith. La clé du match sera d’essayer de garder les choses simples et de ne pas regarder les montagnes. »

Avant que l’Avalanche et les Golden Knights s’affrontent pour le premier duel au lac Tahoe, samedi, les Flyers de Philadelphie et les Bruins de Boston auront l’occasion de s’entraîner sur la patinoire avant leur match de dimanche.

L’attaquant des Bruins Brad Marchand a déclaré que les installations lui rappellent son enfance en Nouvelle-Écosse. Il y avait d’ailleurs un étang derrière sa maison qui est devenu sa patinoire pour l’hiver.

L’attaquant des Flyers James van Riemsdyk est un vétéran des matchs extérieurs, ayant participé à six d’entre eux jusqu’à présent. Il a dit que le premier, au Fenway Park avec les Flyers en 2010, et celui au stade de l’Université du Michigan, quatre ans plus tard avec les Maple Leafs de Toronto, ressortent du lot.

Mais cette fois sera complètement différente.

« Je pense que le paysage devrait être plutôt’cool’, a-t-il soutenu. Habituellement, ces évènements se déroulent dans des stades. Je sais que pour ce match, comme c’est sur un terrain de golf, l’ambiance sera totalement différente. Ça va être très spécial et assurément mémorable. »