Le match entre le Canadien et les Oilers d’Edmonton, prévu jeudi à 19 h, est retardé d’une heure après que Jesse Puljujarvi, des Oilers, eut été placé sur la liste du protocole de la COVID-19. La LNH en a fait l’annonce jeudi après-midi.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Le report d’une heure « permettra de terminer et d’analyser les résultats des tests des Oilers avant le match ». Les joueurs des Oilers sont d’ailleurs de nouveau testés avant de pouvoir se rendre au Centre Bell.

Tout indique que les tests n’ont dévoilé aucun autre cas, car Ken Holland, le directeur général des Oilers, a indiqué au confrère Pierre LeBrun que le match aura bel et bien lieu.

Le fait qu’un joueur soit inscrit sur la liste du protocole de la COVID-19 ne signifie pas nécessairement qu’il a reçu un résultat positif.

Puljujarvi n’a pas participé à l’entraînement de jeudi matin. L’entraîneur-chef des Oilers, Dave Tippett, a indiqué que Puljujarvi n’y avait pas participé par « précaution ». On a finalement su, en fin d’après-midi, que son nom a été inscrit sur la liste du protocole de la COVID-19.

Tippett s’était toutefois montré plutôt opaque à l’entraînement. Relancé à savoir si l’absence préventive du Finlandais était reliée à une blessure ou à des symptômes de maladie, il avait refusé d’en dire davantage. « Nos soigneurs m’ont simplement dit que c’était par mesure préventive », a indiqué Tippett.

PHOTO PERRY NELSON, USA TODAY SPORTS

Jesse Puljujarvi

Les Oilers ont eu congé d’entraînement mercredi.

À l’entraînement jeudi matin, James Neal a remplacé Puljujarvi à la gauche de Ryan Nugent-Hopkins et Connor McDavid à l’entraînement.

Mike Smith sera le gardien partant des Oilers. Blessé en début de saison, le vétéran obtiendra donc son deuxième départ de la campagne.

Il faudra voir quel impact cette histoire aura sur les Sénateurs d’Ottawa, qui ont affronté les Oilers lundi et mardi.

Depuis le début de la saison, la LNH a dû déplacer 55 matchs au calendrier, un chiffre qui n’inclut pas les récentes annulations, puisque ces matchs n’ont pas encore été replacés dans le calendrier. Ces 55 matchs étaient tous dans les divisions Est, Centrale et Ouest. Aucun match de la division Nord, qui regroupe exclusivement les sept équipes canadiennes, n’a donc encore été reporté.

Un cas à Vegas

Cette situation survient deux jours après qu’un attaquant des Golden Knights, Tomas Nosek, eut été retiré au deuxième entracte d’un match entre Vegas et les Ducks d’Anaheim. Nosek a reçu un résultat positif à la COVID-19.

Le match a tout de même été complété, mais les Golden Knights ont annulé leur disponibilité d’après-match et ne se sont pas entraînés mercredi.

Jeudi matin, les Knights étaient de retour à l’entraînement, et affronteront de nouveau les Ducks jeudi soir. La LNH a toutefois annoncé que les joueurs des deux équipes subiront les tests rapides de COVID-19, en plus des tests habituels qu’ils passent tous les jours.

La situation semble toutefois délicate, et a monopolisé l’attention lors du point de presse des Golden Knights. Un des joueurs, Zach Whitecloud, n’a pas su quoi répondre lorsqu’il s’est fait demander ce qu’il pensait des tests rapides. Il n’a pas non plus été en mesure de répondre quand il s’est fait demander à quand remonte la dernière fois qu’il s’est fait dire qu’il était négatif à la COVID-19.

L’entraîneur-chef des Golden Knights, Peter DeBoer, a quant à lui défendu la LNH, rappelant que les joueurs ne sont plus dans une bulle hermétique comme ils l’étaient lors des séries l’été dernier.

« La situation est totalement différente que dans la bulle, mais la COVID a elle aussi changé, a répondu DeBoer. Il y a de nouveaux variants, ça se répand plus vite, on voyage, les joueurs vivent avec leur famille, certains ont des enfants qui vont à l’école. Tout le monde est le plus prudent possible. Je suis à mon aise, parce que je sais que la LNH place la santé des joueurs en premier. »

Rappelons que plus tôt cette saison, les entraîneurs des Golden Knights ont été placés en isolement après qu’un membre du personnel eut reçu un résultat positif. Ainsi, pour le match du 26 janvier, c’est le directeur général de l’équipe, Kelly McCrimmon, qui a agi comme entraîneur-chef.

Ajouts timides au protocole

Comme DeBoer l’indiquait, les joueurs vivent dans leur domicile cette saison. Mais lorsqu’ils sont sur la route, ils n’ont théoriquement pas le droit d’être ailleurs qu’à l’hôtel ou à l’aréna, même pour les repas. Les hôtels ne sont cependant pas clôturés comme ils l’étaient dans les bulles de Toronto et d’Edmonton l’été dernier.

La semaine dernière, après de multiples reports de matchs, la LNH a annoncé un resserrement des mesures préventives, mais le resserrement était relativement timide.

Dans un premier temps, il était question d’exiger, par exemple, que les joueurs n’arrivent pas plus que 1 h 45 min avant un match à l’aréna. Cette version du document a même circulé auprès de certaines équipes, avant l’annonce, a appris La Presse. Cependant, une fois l’annonce faite, plusieurs ont été surpris de constater que la limite de 1 h 45 min était désormais une recommandation, « lorsqu’il est possible de l’appliquer », lisait-on dans le communiqué. Coïncidence ou pas, ce changement a eu lieu le jour même où des joueurs, notamment chez les Jets de Winnipeg, avaient publiquement dénoncé cette mesure que la LNH songeait à imposer.

Parmi ces nouvelles mesures, la LNH a aussi demandé aux équipes de retirer les panneaux publicitaires derrière le banc des joueurs, afin d’y permettre une meilleure circulation de l’air.